samedi 29 décembre 2018

Un projet


Lorsque nous écrivions les articles sur les pavages dans la revue (Les Nouvelles n°125 à 128), j'avais préparé, à partir des pavages de Ammann-Beenker, ce projet simpliste -en théorie- Il ne reste plus qu'à faire…
Il s'agit de réaliser 16 carrés identiques.
On les assemble en les faisant pivoter.
Quart du patch

Partie centrale

Le prince charmant ?

A moins que cela ne soit une princesse ensorcelée ?

Durable...


Un petit effort pour chacun mais quel effet !
Quand on sait que la Chine a diminué de façon drastique le recyclage de nos déchets triés, il y a de quoi s'inquiéter même à notre petite échelle locale.

En France, un deuxième défi s’ajoute à l’équation : la quantité de déchets plastiques collectés sur le territoire augmente d’année en année. « De 2 à 3 % », précise Christophe Viant. 
En 2016 (derniers chiffres connus), 3,417 millions de tonnes de déchets plastiques ont ainsi été collectées par les centres de tri contre 3,128 millions de tonnes en 2006.

vendredi 28 décembre 2018

Il fait froid !

Grand soleil mais brouillard et givre. Des températures voisines de -5° au matin. Pour les oiseaux, les problèmes s'accentuent. Ces derniers jours, personne, ni chez nous, ni en forêt. Hier, j'avais le sentiment qu'on ne rencontrerait personne et puis, tout d'un coup, un oiseau bruyant, le pic épeiche !
Une foule de petits oiseaux, d'une agilité extrême, se disperse.
Chez nous, quelques rares visiteurs ont découvert les provisions du rebord de la fenêtre. Comme toujours, la mésange bleue est l'une des premières.



La nonette ne tarde guère à trouver, elle-aussi. Elles étaient déjà venues lors des premières neiges puis avaient disparu.
A propos d'oiseaux, connaissez vous un joli petit livre écrit par une observatrice extraordinaire, Jacqueline Verly : Volière sans barreaux ?


"Élève de l'École d'Art professionnel de Mulhouse, Jacqueline Verly (1901-1992) débute en littérature par des ouvrages catholiques pour enfants. Elle s'adressera à la jeunesse tout au long de sa carrière, tant comme auteur que comme illustrateur." https://www.babelio.com

Les illustrations sont très précises, quant aux textes, ils sont passionnants et permettent de comprendre qu'elle passait des heures à observer la faune de son jardin !

De nouveaux pensionnaires


Depuis quelques semaines, les néons, cardinalis et autres guppys qui ne résistaient pas chez mon naturaliste, ont été remplacés par des poissons rouges et des gardons qui sont nés dans un bassin de jardin. Pour le moment, apparemment, tout va bien.
Mais voilà que pour Noël et un anniversaire à venir, deux nouveaux pensionnaires ont pris leur quartier dans sa chambre ! Litoria coerulea, ou rainettes de White.
Je ne sais pas si j'ai eu deux photos de la même rainette, à vérifier.
"Cette rainette est originaire des forêts subtropicales du nord de l'Australie et du sud-est de la Nouvelle Guinée. ...
Litoria caerulea (anciennement Hyla caerulea), appelée "rainette géante" ou "grenouille de White" (du nom du scientifique qui l'a décrite) est une grosse rainette de couleur allant du vert clair au vert foncé, voire au marron ou au turquoise. Elle arbore parfois des petits points blancs sur le corps. Son ventre et sa gorge sont crèmes, parfois un peu rosés. "



jeudi 27 décembre 2018

Noël

En espérant que vous avez passé un très joyeux Noël !

vendredi 21 décembre 2018

Solstice

Quand en 2015, Katell de la Ruche des quilteuses a publié dans les Nouvelles (revue N°127), une Etoile de Dresde réalisée à l'aide d'une technique de coupe rapide, j'ai eu envie d'appliquer celle-ci pour un panneau de Noël. L'Etoile est devenue un soleil levant qui renaît après le solstice d'hiver. D'où son nom.

Et il y a bien sûr un sapin pour illustrer les traditions de Noël.

Michka

Connaissez-vous Michka, ce petit ours dont Marie Colmont nous racontait l'histoire de Noël ?


Edité en 1941, ce conte a bercé mon enfance. Mon livre date de 1951. Je l'ai lu, relu puis racheté à plusieurs reprises quand le "Père Castor" l'a réédité afin de l'offrir autour de moi. Le dernier que j'ai trouvé datait de 1997. Il faudra que je regarde s'il continue à séduire. Oui, dernière édition en mai 2018...

Mes enfants l'ont adoré et, un jour, j'ai eu envie de l'interpréter. C'était la première fois que je me lançais dans de l'appliqué un peu compliqué. Ce n'est pas une réussite majeure, mais quand ma fille est partie au loin, elle a emporté les 3 petits panneaux.
 Un peu maigrichon mon ourson. J'avais sans doute mal calculé le rentré à faire...
 Fin du voyage dans la neige.
"Alors Michka fit un soupir, embrassa d'un coup d'oeil la campagne où il faisait si bon se promener tout seul et, haussant les épaules, levant bien haut ses pattes, une, deux, une, deux, pour faire sa bonne action de Noël, entra dans la cabane, s'assit dans une des bottes, attendit le matin…"
Les patchs du couvre-lit ont seulement été dessinés au feutre.
Amusant : l'illustrateur, F.Rojankovsky, a dessiné des sabots -dont j'ai d'ailleurs changé la position- et sur la dernière page…
c'est une chaussure qu'il a représentée.
Dans la version de 1997 (prix : 1,95 euros), les schémas en grisé ont été colorisés.

mercredi 19 décembre 2018

Balade le long de l'eau

Le temps se réchauffe et bien qu'il y ait eu des gouttes de pluie, le soleil a percé cet après-midi.
Comme toujours, j'ai guetté les oiseaux. Les poules d'eau ont dû très bien réussir leurs couvées cette année. Nous en avons rencontré 11. Plusieurs étaient sur les berges mais se sont envolées vers l'eau à notre approche. Les autres s'éloignaient simplement sur le canal.
J'ai été surprise de voir que les colverts mâles avaient déjà repris leur plumage caractéristique, les distinguant bien des femelles.
Quant aux visiteurs d'hiver, les mouettes, elles sont déjà présentes depuis plusieurs semaines. Elles s'alignent sur le toit d'en face ou sur les fils électriques près des étangs.
Les passereaux étaient là aussi et chantaient même, donnant l'impression d'une atmosphère de printemps.

Du givre

Ces derniers jours, le jardin s'est réveillé sous le givre.
Vert et rouge… En fait, ce houx a poussé sous mon magnolia, sans doute un fruit apporté par un oiseau. Depuis toutes ces années, il n'a jamais fleuri. Je ne sais donc pas s'il est mâle ou femelle et si un jour il me donnera des baies rouges ! Comme il déborde sur le chemin, j'ai toujours envie de le sacrifier mais je me contente de tailler ce qui est gênant.
Heureusement que certaines plantes apportent un peu de couleur.
Les feuilles de bettes rouges sont ourlées d'une dentelle nacrée.


Une véritable confiserie

Les Basler leckerlis de tante Marthe


Ingrédients
     250 g de miel
     125 g de sucre
     1 cs rase de poudre à pain d'épice
       ou 1 cs de cannelle, 2 pincées de clous de girofle, 1 pincée de muscade
     350 g de farine
     1 sachet de levure chimique
     50 g d'amandes hachées
     50 g de noisettes hachées
     100 g d'écorces d'orange et de citron confites découpées en cubes
     1 petit verre de kirsch
Pour le glaçage 
     75 g de sucre glace et 5 cl d'eau (ou même avec un peu d'eau de vie)

 Préparation
Mélanger le miel, le sucre et les épices dans une casserole. Porter doucement à ébullition, en remuant. Laisser refroidir.
Mélanger farine et levure. Ajouter amandes, noisettes, orange et citron confits, kirsch ainsi que le mélange de miel.
Pétrir la pâte qui peut reposer une nuit, couverte avec du film alimentaire. Étaler la pâte sur une plaque recouverte de papier cuisson.
Préchauffer le four à 175°C (thermostat 5/6) et cuire pendant 15 à 20 mn.
À la sortie du four, couper la pâte en losanges et laisser refroidir sur une grille. Eventuellement les glacer.

Des gâteaux à la cannelle

Une autre variété de bredla découpés après la cuisson.
Zemt Bredla

Ingrédients
    300 g de farine
    200 g de beurre ramolli
    1 oeuf
    200 g de sucre + 2 cs
    2 cs de cannelle

Préparation
Mélanger oeuf, sucre et beurre.
Mélanger la farine et la moitié de la cannelle puis intégrer dans la préparation précédente.
Etaler la pâte sur une plaque recouverte de papier de cuisson (1 cm d'épaisseur environ). Couvrir la surface de croisillons tracés au couteau. Humidifier la surface de la pâte et la parsemer avec le sucre réservé, mêlé au reste de cannelle.
Cuire à 210° (7) pendant une douzaine de minutes. Dès la fin de la cuisson, couper le gâteau en losanges ou carrés.

mardi 18 décembre 2018

Des gâteaux fourrés à l'orange

Il est trop tard pour multiplier les recettes, nous ne sommes plus qu'à quelques jours de Noël. Je vais donc me limiter à quelques recettes rapides car la pâte n'est découpée qu'après la cuisson.

Pour le moment, avec ma petite fille, nous avons réalisé 15 sortes de bredla ainsi que deux sortes de pains aux fruits et un stolla. Notre organisation du temps ne nous permet pas d'en faire tous les jours mais nous sommes assez fières de notre travail.

Voici une variété de bredla découpés au couteau. La pâte est très friable ce qui la rend délicate à couper. Mais quel délice !

Orange-bredla

Ingrédients pour la pâte
125 g de beurre
75 g de sucre
2 oeufs
la moitié d'une orange
200 g de farine
Ingrédients pour la farce
100 g d'amandes moulues (éventuellement noix ou noisettes)
la moitié d'une orange
120 g de sucre glace
le jus d'une orange

J'ai ajouté à mon orange hachée, 3 calamondins que j'avais confits. Ils accentuent le parfum d'agrume de ces gâteaux.

Pour le glaçage
du sucre glace et un peu de jus d'orange

Préparation
Hacher l'orange et les calamondins assez finement. Réserver la moitié pour la farce.
Préparer la pâte en mélangeant tous les ingrédients. Cette pâte très crémeuse doit être étalée à la spatule sur une plaque protégée par du papier de cuisson. Disposer la moitié de la pâte sur le papier.
.Préparer la farce en mélangeant tous les ingrédients puis l'étaler sur la pâte. Recouvrir avec le reste de pâte.
 Faire cuire 25 à 30 mn à 150° (5). La pâte doit être très légèrement dorée.
Dès la fin de la cuisson, glacer la surface du gâteau et le découper au couteau, en forme de losanges ou de rectangles.

Les Bredla

J'avais promis d'autres recettes de Noël.
La confection de bredla (bredala, bredele…) est une tradition vivace dans les foyers alsaciens. Ce nom dérivé du terme Brot ( pain) est un diminutif (petits pains). En fait le nom complet est Wihnachtsbredla, c'est-à-dire petits pains de Noël.
 Autrefois, on réalisait une variété de bredla par jour entre le 1er et le 24 décembre. Cette tradition est sans doute à relier à un fait très prosaïque : les petits gâteaux étaient cuits dans la cuisinière à bois, en fin de journée quand on pouvait baisser le feu. Et bien sûr quand le travail de la journée "normale" était terminé.
Théoriquement, on ne les goûte pas avant le 24 au soir… Qui est capable de respecter cette règle ? Peu de cuisinières ! Et surtout pas les enfants qui ont droit aux "ratés"...

Il semble que la tradition de ces petits gâteaux remonterait au moins à l'époque romaine ou celtique. Découpés au départ, au couteau en carrés, rectangles ou losanges, ils le sont souvent aujourd'hui avec ces emporte-pièces qui prennent toutes les formes imaginables. Durant les siècles passés, ils étaient souvent découpés en forme d'étoiles, pouvaient garnir le sapin mais étaient surtout destinés à être offerts pour Noël.

On trouve un nombre incalculable de publications mais on est, en général, très fier d'utiliser une recette familiale ou celle qu'une amie vous a confiée. Toutefois, jamais, je n'ai réussi à réaliser des bredla identiques à ceux de ma belle-mère ! La cuisson au feu de bois ? La rigueur de la pesée ? Le petit truc personnel ?
Les anethsbredla, gâteaux à l'anis, en sont un parfait exemple. Ils n'avaient, chez elle, pas toujours le même aspect. La taille des œufs est essentielle, ce qui explique que les professionnels parlent du pods des œufs utilisés et non du nombre. Parfois ils étaient petits et épais, d'autres fois étalés et très plats mais TOUJOURS ils avaient ce socle doré et le "chapeau" presque blanc. J'ai mis des années, malgré les explications fournies, à les réussir régulièrement.
Deux points sont fondamentaux : battre le mélange œufs + sucre pendant un bon quart d'heure. Ouf, le robot fait cela très bien !
Le deuxième point est le séchage : ils doivent sonner creux avant d'être cuits. Pour cela, il faut une certaine chaleur et surtout aucune humidité dans l'air. Cela explique pourquoi ils étaient bannis de la cuisine pour le séchage et, mieux, ils étaient posés sur le haut du Kachelofa (le poêle en faïence), éteint en fin de journée.
 Si l'on veut une forme régulière, il vaut mieux utiliser une poche à douille. Pour ma part, je préfère les préparer avec 2 petites cuillères : on récupère la totalité de la pâte et on évite, soit de jeter une poche plastique, soit de gâcher l'eau pour le nettoyage de celle en tissu ou en silicone !

Voici la recette, elle est simple.

Ingrédients
     250 g de sucre
      3 oeufs
    250 g de farine
     2 cc d'anis 


Préparation
Mettre le sucre et les oeufs dans un saladier. Battre 20 minutes pour obtenir un mélange mousseux blanc.
 Thermomix avec le fouet : 15 mn T°37° V4
Ajouter l'anis puis la farine tamisée 30 sec/vit 3

Déposer de petits tas sur une plaque recouverte de papier de cuisson. Laisser sécher toute la nuit dans une pièce tempérée  et sèche.
Préchauffer le four à 150 ° puis faire cuire 12 à 15 mn.



16 décembre

 Troisième bougie allumée… Avec une pensée pour tous ceux qui souffrent.
La vie reprend à Strasbourg malgré les horreurs de la semaine passée.

mercredi 12 décembre 2018

Strasbourg endeuillée

11 décembre 2018
Toujours la foule dans l'Ile centrale à cette période de l'année, même en dehors des sites de marché de Noël. Il a donc été facile de tuer et de semer la terreur.

mardi 11 décembre 2018

Lever du jour

Nous sommes passés à la limite de l'anticyclone, du coup, le vent s'est calmé, la nuit a été fraîche car les nuages sont moins abondants.
Le lever du jour a été très beau, baignant les sommets enneigés dans une lueur rose.


Après la tempête

Tous ces derniers jours, pas d'oiseaux… La pluie, le vent les ont sans doute amenés à se réfugier à l'abri de la forêt et des taillis. Il est vrai que le vent a été suffisamment violent pour casser des branches du pêcher.
Ce matin, calme relatif avant la pluie et la neige. Il y avait quelques visiteurs au moment du déjeuner.
Le premier repéré était un pic épeiche, toujours dans notre malheureux pommier. Il n'a pas pu rester longtemps car des pies l'ont chassé !

Les geais s'en sont aussi mêlés.
Quel bel oiseau ! Dommage que son cri le rende désagréable…

Au sol, enfin bien humide, d'autres oiseaux cherchent leur nourriture.
 Le pivert, comme toujours, explore longuement le pré.
 Les merles sautillent et se promènent dans les allées.
 Quant aux geais, ils font des allers retours entre le sol, les branches et la forêt proche.
D'autres oiseaux se sont également manifestés. Le pic mar a très longtemps inspecté le pommier. Il semble finalement, chez nous, plus fréquent ou plus familier que le pic épeiche.


Et puis, brutalement, plus personne… A peine, de temps en temps, un moineau vient se réfugier dans le rosier de la cuisine.