dimanche 29 décembre 2019

De saison

Il est vrai que mon blog, prévu à l'origine pour être consacré au travail textile, est en fait très marqué par les saisons. Le solstice d'hiver est passé et d'ici 3 jours nous sommes en 2020.
 Après de nombreuses journées de pluie, le soleil est revenu et avec lui, le froid. Moins 5° cette nuit. La brume est présente et rend la lumière éblouissante.
Sur le versant Nord et même au Sud, à l'ombre, le givre persistait encore vers 15h.

 Sous les conifères du versant Nord, les mousses gorgées d'eau colorent le sous-bois d'un vert lumineux.
 Les premiers signes de printemps apparaissent déjà bien qu'on soit à peine au début de l'hiver.
Noisetiers et bouleaux ont des chatons même au-dessus de 800 m. Il y a déjà eu un amateur qui s'y est attaqué.
 Même les bourgeons de certains hêtres dressent leurs pointes vers le ciel.
 Le ciel dégagé permet d'observer la lune croissante et le froid s'annonce marqué. Déjà -2° à 18h.

vendredi 27 décembre 2019

Un visiteur inattendu...

Une silhouette fugitive est apparue le long du crépi de la fenêtre. Première réaction, c'est la Sittelle et puis, non... Le bec est trop fin, légèrement courbé. La forme est trop fine, bref ce doit être un grimpereau.
Hélas, je dessine très mal et franchement son bec n'est pas réussi !

C'est toutefois bien l'impression fugace qui  m'est restée.
Le voici photographié par un artiste !
https://www.oiseaux.net/photos/rene.dumoulin/grimpereau.des.jardins.1.html
Cela faisait très longtemps que je ne l'avais pas aperçu. Il est vrai que sa couleur se détache si mal sur l'écorce, qu'avec mes problèmes rétiniens, cela devient de plus en plus délicat.

Ma grande observe les oiseaux (2)

Pour les vacances de Noël et pour offrir un cadeau aux oiseaux, nous avons accroché des boules de graisse un peu partout. Ma grande a bien sûr observé le geai, le pivert, les pinsons mais elle a surtout photographié nos visiteurs habituels.
 Les mésanges charbonnières qui ont absolument dédaigné les boules l'année dernière en profitent largement.


 Le plus souvent, c'est dans le pêcher qu'elles vont casser leurs graines puis elles attendent que la mangeoire soit libre.
 Les mésanges bleues ont très vite pris l'habitude de se percher sur le filet et de se servir.


 Les moineaux sont eux aussi présents.

 Même la nonette s'y met.

mardi 24 décembre 2019

Ma grande observe les oiseaux (1)

 Les pics sont de retour. Ils nous ont beaucoup manqué mais comme il y a en ce moment des parcelles forestières scolytées, sans doute trouvent ils leur bonheur là-bas. Ma grande a eu la chance de repérer le premier et de le mitrailler !
C'est toujours la crevasse du pommier qui les intéresse.






 Pas de chance : le deuxième qui s'était posé s'envole juste au moment du déclenchement !

mardi 10 décembre 2019

Les oiseaux ont des habitudes

Mon four étant réparé, j'ai passé pas mal d'heures dans ma cuisine et donc devant la fenêtre où les oiseaux viennent se nourrir. J'ai pu les observer très longtemps, par contre peu de photos et encore moins des photos réussies. Entre ma présence, mes mouvements, les fenêtres embuées et éclaboussées par tous ces affamés, il a été très difficile de faire la mise au point...
Ce qui est sûr, c'est que les oiseaux n'ont pas tous les mêmes habitudes. Un élément en commun, ils sont, pour le moment, encore tous assez farouche mais leurs stratégies pour venir manger ne sont pas les mêmes.
 Comme toujours, la sittelle se pose dans le pêcher, s'agrippe au crépi de la façade, en haut de la fenêtre, descend le long de cette arête puis se pose dans le récipient. Elle avale très vite de nombreuses graines, maximum 18 cette semaine…, tout en surveillant de l'oeil gauche mes mouvements.
Ensuite elle s'envole et disparaît pendant quelques minutes. Les autres oiseaux ne l'inquiètent pas sauf… la mésange bleue qui du haut de sa dizaine de grammes en impose à beaucoup !
 Parfois, elles sont à 4 dans le pêcher. J'ai l'impression de pouvoir, de plus en plus, les identifier individuellement.
Par Cactus26 — File:ParusCaeruleusSexDiff.png, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=45828209

Il devrait, en théorie, être assez facile de distinguer les sexes mais si l'on prête attention à le largeur des colliers, ce sont 4 à 7 mm pour mâles et femelles. Ce serait donc la calotte qui serait plus caractéristique mais sans doute plutôt au printemps. L'importance de la tache bleue, voire noire qui peut s'étendre le long du ventre est assez variable d'un individu à l'autre.
Celle-ci est vraiment très agitée et guette  mais attrape sa graine puis part à tire d'aile vers le pêcher.
Photo ratée, mais j'aime beaucoup ces images floues qui permettent de deviner le mouvement des ailes.
Toujours avec une énergie impressionnante, elle s'acharne pour ouvrir, à grands coups de bec, la coque de sa graine de tournesol coincée entre ses pattes. Son attitude est tout à fait typique mais tellement curieuse que, sur les photos, on a un peu de mal à comprendre. Heureusement que son oeil permet d'identifier la tête !
Mon illustrateur favori a interprété la photo pour la rendre plus compréhensible...

 La position de la mésange nonette est tellement caractéristique que j'ai vérifié que n'avoir pas repris une ancienne photo. Elle aborde vraiment le récipient de face et avale 4-5 graines avant de s'envoler. Ferait-elle aussi des réserves comme la sittelle ?
La mésange charbonnière semble se contenter d'une seule graine à la fois. Hier, elles se sont montré tellement craintives que, le temps de déclencher, il n'y avait plus d'oiseaux. Ou alors cachés dans les branches ! Pourtant d'habitude, les charbonnières  sont presque aussi hardies que les bleues.

En panne

Ces derniers temps mes appareils me posent problème : la semaine dernière c'est le thermostat de mon four qui se bloque et toute une fournée de pains aux fruits secs ont été carbonisés. Rage : plus de poires ni de quetsches séchées, donc impossible de refaire une nouvelle fournée.
Et là depuis quelques temps, c'est mon appareil photo qui fait des siennes.
 De temps en temps, voici ce qui s'affiche au démarrage, sans réfléchir, j'ai déclenché la photo et bizarrement l'image a été enregistrée. Est-ce le capteur qui est en train de lâcher ?
 En zoomant sur l'image, on voit apparaître des rayures d'épaisseur variable. Ce n'est pas vilain, mais ce n'est pas l'objectif d'un APN ! Alors j'ai joué avec cette image et obtenu des effets extrêmement différents.
Cela va des clapotis, à la peau de lézard ou aux pavages...
Il y a peut-être quelque chose à tirer de ce dernier effet... Y réfléchir et laisser mûrir !

lundi 2 décembre 2019

Même plus 24 jours

… jusqu'à Noël et des traditions que nous essayons de maintenir, un peu à toutes les échelles.

 Le sapin est déjà installée depuis des semaines au centre de Strasbourg et dans les vitrines, les décorations fleurissent. Les contrôles aux accès ont été renforcés, les trams ne s'arrêtent pas au centre ville. Il nous reste à espérer que la tradition du marché de Noël ne sera pas endeuillée comme l'année dernière.
 Ce we a été trop bousculé, je n'ai même pas pensé que c'était le premier dimanche de l'avent et j'ai oublié de faire une couronne avec ses bougies.
Celle-ci avait été préparée lorsque les enfants étaient petits mais elle n'avait pas les 4 bougies annonciatrices des fêtes de Noël. Il va falloir que je me rattrape vite.

Point de tige à la machine

Il y a quelques années, à cette époque, je m'étais lancée dans al confection d'un panneau pour Noël. Quelques chutes de vieux draps, un fil rouge et quelques dessins à main levée...
D'abord des images classiques liées au Noël chrétien.
J'ai aussi dessiné des images profanes en relation avec l'Alsace.
Ce dessin reste de saison, car aujourd'hui, il y a encore des cigognes qui ne migrent pas en automne.
 Le sapin dont on attribue parfois la première utilisation en tant que décoration de Noël à la ville de Sélestat.
 Cœurs et étoiles sont des motifs fréquents sur les meubles sculptés ou peints. Ce sont bien sûr aussi les formes principales des bredla ou bredele de Noël.
L'oiseau posé sur un rameau et la tulipe apparaissent souvent, en Alsace, sur les meubles peints.
Finalement, il a été assez facile de broder tout cela à la machine avec un simple point droit.
Il ne restait plus qu'à assembler ces carrés avec un tissu rouge évoquant Noël.
Entre temps, le panneau avait bien sûr été assemblé et quilté. Il ne ressort de l'armoire que pour Noël ! Et encore pas tous les ans puisque j'alterne parfois avec d'autres panneaux.