Mon four étant réparé, j'ai passé pas mal d'heures dans ma cuisine et donc devant la fenêtre où les oiseaux viennent se nourrir. J'ai pu les observer très longtemps, par contre peu de photos et encore moins des photos réussies. Entre ma présence, mes mouvements, les fenêtres embuées et éclaboussées par tous ces affamés, il a été très difficile de faire la mise au point...
Ce qui est sûr, c'est que les oiseaux n'ont pas tous les mêmes habitudes. Un élément en commun, ils sont, pour le moment, encore tous assez farouche mais leurs stratégies pour venir manger ne sont pas les mêmes.
Comme toujours, la sittelle se pose dans le pêcher, s'agrippe au crépi de la façade, en haut de la fenêtre, descend le long de cette arête puis se pose dans le récipient. Elle avale très vite de nombreuses graines, maximum 18 cette semaine…, tout en surveillant de l'oeil gauche mes mouvements.
Ensuite elle s'envole et disparaît pendant quelques minutes. Les autres oiseaux ne l'inquiètent pas sauf… la mésange bleue qui du haut de sa dizaine de grammes en impose à beaucoup !
Parfois, elles sont à 4 dans le pêcher. J'ai l'impression de pouvoir, de plus en plus, les identifier individuellement.
Par Cactus26 — File:ParusCaeruleusSexDiff.png, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=45828209
Il devrait, en théorie, être assez facile de distinguer les sexes mais si l'on prête attention à le largeur des colliers, ce sont 4 à 7 mm pour mâles et femelles. Ce serait donc la calotte qui serait plus caractéristique mais sans doute plutôt au printemps. L'importance de la tache bleue, voire noire qui peut s'étendre le long du ventre est assez variable d'un individu à l'autre.
Celle-ci est vraiment très agitée et guette mais attrape sa graine puis part à tire d'aile vers le pêcher.
Photo ratée, mais j'aime beaucoup ces images floues qui permettent de deviner le mouvement des ailes.
Toujours avec une énergie impressionnante, elle s'acharne pour ouvrir, à grands coups de bec, la coque de sa graine de tournesol coincée entre ses pattes. Son attitude est tout à fait typique mais tellement curieuse que, sur les photos, on a un peu de mal à comprendre. Heureusement que son oeil permet d'identifier la tête !
Mon illustrateur favori a interprété la photo pour la rendre plus compréhensible...
La position de la mésange nonette est tellement caractéristique que j'ai vérifié que n'avoir pas repris une ancienne photo. Elle aborde vraiment le récipient de face et avale 4-5 graines avant de s'envoler. Ferait-elle aussi des réserves comme la sittelle ?
La mésange charbonnière semble se contenter d'une seule graine à la fois. Hier, elles se sont montré tellement craintives que, le temps de déclencher, il n'y avait plus d'oiseaux. Ou alors cachés dans les branches ! Pourtant d'habitude, les charbonnières sont presque aussi hardies que les bleues.