jeudi 31 octobre 2019

Un monde enchanté

Juste pour le plaisir de changer d'échelle, je me suis penchée, approchée du sol, voire couchée.
On attendrait presque l'arrivée d'un lutin dans ce monde miniature.
A moins qu'un elfe n'apparaisse tout d'un coup ?





Coincés entre deux arbres



A contrejour

 Souvent, au petit déjeuner, nous avons la chance d'entendre ou d'observer plein d'oiseaux. En ce moment, les rouges-queues se manifestent toute la journée. On aperçoit encore des pics, beaucoup de geais, des merles dans le pommier.

 Ce jour là, en fin de matinée, un oiseau s'est posé sur un piquet. Longtemps, presque immobile, il est resté perché. Pas évident de voir vraiment la couleur des plumes mais en éclaircissant la photo, la couleur orange est indiscutable..
Au bout de quelques minutes, un autre oiseau s'est agrippé sur le côté du piquet et a fait fuir le rouge-queue. C'était un moineau. Il est vrai que notre bosquet à oiseaux est surtout envahi par eux. Avec le fumier à côté et l'étable, il y a de quoi mener une belle vie.
Des chants persistants nous ont intrigués. Deux rouges-gorges se disputaient visiblement le territoire. Très agités, je n'ai, à aucun moment, réussi à les photographier. L'un d'entre eux a même eu un comportement curieux : il cliquetait avec son bec, sans doute très excité.
Le lendemain, silence et pourtant, l'un d'entre eux était présent. Il avait gagné la bataille.
Je n'avais, pour ma part, pas gagné la bataille de la photo ! Je ne sais pourquoi mon appareil a, pour une demi-douzaine de photos, réalisé la mise au point sur l'arrière-plan. Et bien sûr, l'oiseau était parti!

Contrairement aux abords de la ferme, la forêt est très silencieuse en ce moment : on entend bien sûr les geais qui donnent l'alarme, de temps en temps un cri de pic, mais c'est tout.

Encore une amanite et des coulemelles

Volve, anneau, lamelles blanchâtres : il s'agit indiscutablement d'amanites que je n'avais jamais vues et dont le chapeau pourrait vaguement faire penser aux coulemelles. 
Ce sont, pour le moment, d'assez petits champignons, 5 à 6 cm de diamètre, une dizaine de cm de hauteur. Peut-être auront-ils grandi entre temps ?
La marge du chapeauest frangée de fragments de voile.

Malgré toutes mes recherches, je continue à hésiter entre deux espèces : l'amanite solitaire et l'amanite à verrues...

Je pencherais plutôt pour l'amanite solitaire mais… je ne suis sûre de rien.

Confusion ?
  Ici la coulemelle est à un stade où il vaut mieux regarder de près. La base renflée peut faire penser à une volve et si l'on observe le chapeau de dessous, on devine la présence d'un anneau. Toutefois, le pied est mince et long. Si on essaie de la casser, il se révèle fibreux.
Le gros problème des champignons c'est que leurs formes sont extrêmement variables !
Chapeau mamelonné conique,

chapeau en parapluie, presque plat,
et même, presque desséché, transformé en coupe...

D'autres amanites

 Les amanites, comme le savent beaucoup de personnes, partagent quelques points communs. Ce sont des champignons à lamelles presque toujours blanches possédant à leur pied un renflement entouré d'une membrane, la volve.
Amanite panthère


Cette volve provient d'une enveloppe qui entoure complètement le jeune champignon. En se déchirant, cette dernière laisse souvent des lambeaux sur le chapeau.
Un voile partiel, en se déchirant, donne naissance à un anneau formant une sorte de colerette.
 Celles qui me frappent le plus à cause de leur couleur blanche, éclatante dans le sous-bois, ce sont les dangereuses amanites vireuses qui comme l'amanite printanière et la phalloïde sont mortelles. Cette dernière peut exister sous une forme blanche, mais elle est plus souvent jaunâtre ou verdâtre.
Leurs toxines endommagent de façon irréversible les reins et le foie.
La confusion la plus fréquente dans les Vosges est celle avec les rosés des prés et ceux de forêt (Agaric) dont la base renflée pourrait faire penser à une volve et qui possèdent un anneau.
Une caractéristique essentielle : les lamelles, en raison de la couleur des spores, ne sont jamais blanches mais au moins rosées et elles brunissent au cours du développement du champignon.



mercredi 30 octobre 2019

Les amanites tue-mouches


Cela faisait plusieurs années que nous n'avions plus vu ces amanites en grand nombre. Cette année, après un été caniculaire et quelques généreuses pluies automnales, c'est une explosion de ces magnifiques champignons que nous avons découverte dimanche.
 Blotti sous la mousse, une boule orange vif se dégage peu à peu.
 Une heure plus tard, au retour, le champignon avait grandi et  montrait bien son voile déchiré qui laisse sur le chapeau des verrues blanches en relief.

 Souvent, et c'est la forme typique, des fragments de voile résistent sur le chapeau. Ils peuvent être délavées par une averse brutale, risquant ainsi de provoquer des confusions avec une autre amanite, celle des Césars ou oronge vraie, un excellent comestible très recherché par les amateurs.


Quelle chance a eu ce photographe gourmet ! Bien que certains amis en aient parfois trouvés dans les Vosges, je n'en ai jamais vus. Leur pied et leurs lamelles jaunes devraient permettre de les identifier sans confusion possible avec les tue-mouches, même parfaitement débarrassées de leurs fragments de  voile.
 Les amanites tue-mouches portent leur nom car, dans certaines régions, on intoxiquait les mouches en faisant tremper un fragment séché dans du lait. La plupart des peuplades d'Europe du Nord et de Sibérie connaissaient ses propriétés hallucinogènes. Les guerriers Vikings aussi bien que les chamanes sibériens les consommaient. Il existe peu de traces de cette utilisation en Europe occidentale, même si on prétendait que les "sorcières" médiévales la  mangeaient pour communiquer avec les démons.
 Quelle élégance, quelque soit sa forme !


Même vieilles et desséchées, elles restent belles.

Souvenir d'enfance

"LE" champignon par excellence, rouge avec des points blancs !
A 4 ans, à l'école maternelle, nous avons préparé un spectacle pour Noël : l'histoire de Michka l'ourson.
Il y avait bien sûr un garçon qui jouait Michka avec un masque d'ours en peluche, mais il fallait trouver des rôles pour tout le monde. Alors pourquoi pas des champignons ? Je me doutais bien qu'il ne pouvait pas y en avoir dans l'histoire puisque tout est sous la neige. Nécessité fait loi !
Il a donc fallu qu'on nous confectionne, avec un drap, une housse pour figurer le pied, avec un rabat pour l'anneau. Institutrice et aide maternelle se sont, quant à elles, lancées dans la confection de gigantesques chapeaux en papier crépon sur une armature en carton. Quel travail elles ont dû fournir!
Ce dont je me souviens aussi, c'est que sur la scène, nous devions être rangés pas taille et il fallait donc que je sois au milieu mais j'étais sur le côté. L'institutrice n'était pas contente...


mardi 29 octobre 2019

Image d'automne

Cueillette photographique...

vendredi 25 octobre 2019

Notre gâteau nuage

Carine Couriol, dans son site culinaire, m'a fait découvrir ce gâteau qui voyage beaucoup sur le web. Comme toujours chez moi, les recettes vivent leur vie et se modifient peu à peu. Pour des fêtes de famille, ma petite fille a souhaité qu'on refasse le gâteau nuage. D'habitude, il apparaît sur notre table quand une poignée de fraises a mûri au jardin. Là, nous avons épuisé toute ma réserve de framboises congelées. J'étais un peu sceptique quant au résultat mais ça marche ! Dès le début, j'avais réduit de moitié la quantité de sucre mais avec les framboises, je l'ai encore davantage diminué, surtout à cause des meringuettes. Après différents essais, nous avons conclu que ce que nous préférions c'était un socle en meringue. Les spéculos ne nous avaient pas vraiment séduits.
Et bien sûr, je le prépare au Thermomix. On obtient alors un gâteau bluffant en quelques petites minutes de travail ! Les proportions suffisent pour un grand moule à biscuit mais nous avons préféré préparer deux petits gâteaux et il en restait pour un tout petit !

Ingrédients
500 g de framboises congelées
80 g de sucre
2 blancs d'oeufs
une dizaine de meringuettes

Réalisation
Mixer 6 s V 6 les framboises congelées et laisser reposer une dizaine de minutes.
Insérer le fouet dans le bol en veillant à ce qu'il soit bien entraîné par le couteau (en versant si nécessaire une partie des fruits dans un bol).
Ajouter les blancs d'œufs et le sucre.
Fouetter 6 mn V4. La mousse remplit complètement le bol du robot.
Chemiser un moule avec une feuille plastique, émietter les meringuettes et verser dessus la mousse. Lisser la surface et placer le gâteau au congélateur pour 1 ou 2 heures. Ne le sortir et le démouler qu'au tout dernier moment, la mousse se coupe très facilement mais fond très vite.


Inutile sans doute de préciser que nous avons déjà fait le même gâteau avec des groseilles, du cassis, de la pulpe de mûres et même d'églantines. Dommage que la présence, dans nos régions, du parasite responsable de l'échinococcose m'empêche d'utiliser les myrtilles crues...

Pluie et brouillard

Les violentes intempéries de ces derniers jours nous ont épargnés. Les pluies ont tout de même permis à l'eau de monter un peu dans la plaine. Il faut dire que la nappe phréatique a été très basse en fin d'été.


 Comme de plus, les couleurs sont magnifiques, c'est un plaisir de longer l'eau pour admirer les oiseaux qui sont revenus en nombre.
 La période de pluie a été suivie par des brouillards qui ont souvent eu du mal à se dissiper.
 Parfois, les mouvements de la brume dégageaient provisoirement le paysage en quelques instants.

jeudi 17 octobre 2019

Couleurs chaleureuses

 Le long de l'eau, la vigne vierge ( Parthenocissus ) étale des draperies flamboyantes au sol comme dans les arbres.
Dans le jardin, les capucines couvrent encore des platebandes entières. Dommage qu'elles disparaissent au tout premier gel.
Sous le couvert de Neige d'Avril et de nombreux géraniums vivaces, les crocus d'automne ou faux-crocus (Sternbergia lutea) fleurissent. Chaque année, c'est la surprise de découvrir ce jaune éclatant à un moment où cette couleur est exceptionnelle.
 Souvent éparses, des roses subsistent même si leurs pétales souffrent.

 Les sédums qui, il y a peu, étaient encore rose pâle ont pris leur couleur pourpre.
 J'adore ces plantes qui, du printemps jusqu'à l'hiver, offrent une variation allant du vert pâle, au rose, au pourpre et pour finir brunissent sans perdre leur charme.
Les fruits du fusain, en forme de "chapeau de curé" rose, commencent à peine  à s'entrouvrir pour laisser apparaître les arilles oranges. Je me demande s'il en restera encore d'ici quelques jours car les oiseaux consomment ces arilles, malgré la toxicité des graines.
Voir :
https://www.zoom-nature.fr/les-bonnets-carres-des-fruits-tres-convoites/

Juste à côté, le cornouiller de Virginie a de gros fruits rouges bien mûrs. Eux aussi sont appréciés par les oiseaux et subsistent très peu de temps. Il est vrai que le bosquet sert d'abri à plusieurs dizaines de moineaux !