mardi 28 mars 2023

Colombages

Quel rapport peut-il y avoir entre les deux images suivantes prises dans la soirée ? La deuxième est facile à identifier puisqu'il s'agit du détail d'une maison à colombage dans une commune voisine de Strasbourg.
La première photo montre une petite station sismique installée dans la même commune.


Le lien ? 

Ces constructions antisismiques rappellent que l'Alsace est une région à forte sismicité. Il en a déjà plus d'une fis été question dans ce blog.

Manublog: Un séisme dans l'Est (manublognd.blogspot.com)

Dans tout le nord de l'Alsace,  ces constructions sont traditionnelles et l'on connait certaines constructions qui datent du Moyen Âge entièrement bâties en bois et  torchis d'argile.


Tout au Nord, dans le village de Langensoulzbach,  une collègue est propriétaire d'une fantastique maison datée de 1545. Ce colombage est beaucoup plus élaboré que dans la majorité des constructions et traduit la richesse des propriétaires du 16e siècle.

Près d'ici, les maisons sont plus simples/ Les fermes les pus anciennes sont très basses et n'ont pas de vraies fondations en pierre ou galets. L'entrée de l'étable se fait au centre par un grand portail en bois.

Les fermes plus récentes sont nettement plus hautes et généralement groupées avec les bâtiments agricoles autour d'une cour centrale.

Au Nord-Ouest de Strasbourg se trouve un "magasin" que j'adorais fréquenter, la Grange à laine établie dans une telle construction, hélas pas mal à l'abandon.


Cette couleur , traditionnelle aussi, est moins fréquente dans d'autres villages. Autrefois, la couleur des maisons était liée à la religion des habitants : rouge chez les protestants, bleu chez les catholiques.

Si dans certaines villes, on cherche à protéger ces maisons, il est toutefois fréquent que la restauration masque la structure en bois. Comme de plus, la rénovation de ces maisons est très couteuse, nombreuses sont celles qui ne trouvent pas acheteur. 
Lors de la création de l'Ecomusée d'Alsace, certaines de ces très vieilles maisons  ont été acquises et déménagées sur le lieu. Une partie d'entre elles a été totalement reconstruites alors que d'autres, partiellement refaites, permettent de comprendre la technique de construction.. 


des platanes remarquables

 Si les platanes du canal sont impressionnants, il y en a quelques uns de plus remarquables encore en ville?

L'absence de feuillage a attiré mon attention près du palais des Rohan. Je n'avais jamais remarqué que la cathédrale se profilait derrière le platane le plus ancien. Je n'avais jamais non plus regardé l'arbre de près. Que serait-il si on n'avait jamais rabattu ses branches ?

Il m'a fallu 15 pas pour faire le tour de sa base. En comptant avec des pas d'une quarantaine de cm, cela ferait tout de même pas loin de 6  mètres de circonférence. 

Son âge plus que respectable est confirmé par la porte en bois qui protège la cavité formée dans le tronc.
L palais des Rohan a été construit à partir de 1732, Peut-être que les plus vieux arbres de l'Esplanade du palais date aussi du 18e siècle.


Je me promets depuis un moment d'aller en photographier un autre que je suppose encore plus âgé, celui de la Petite France. Sans trouver l'occasion... Alors, en attendant, je le montre grâce à une image empruntée.

Platane à feuilles d'érable sur le Quai de Turckheim, Petite France à Strasbourg, Bas-Rhin, France (monumentaltrees.com)

Dès le printemps, il abrite les consommateurs du restaurant voisin qui apprécient son ombre en bordure d'un bras de l'Ill.  Il semble avoir été planté au cours du 18e  siècle...

Encore et toujours des oiseaux

 Les cigognes ont regagné leur nid sur le clocher de l'église. L'une d'entre elle semble déjà couver car on la voit toujours entre les branches.

La deuxième tourne dans le ciel, rejoint les champs près de l'eau, survole le club hippique puis se pose sur le nid où i y a un échange de craquètements. C'est le printemps !!!

Près de la maison de retraite, les cris assourdissants des corneilles résonnent dans les platanes.

Dans les bois qui longent les champs, tambourinement de pic, cris du pic épeiche, envol du pivert se relaient. Les pigeons ramiers et les tourterelles roucoulent.

Les foulques nous inquiètent : plusieurs individus fréquentent le canal mais seuls. Et puis, malgré toutes les branches arrachées qui flottent sur l'eau, aucun nid ne se construit. Par contre les poules d'eau ont formé au moins trois couples et semblent nicher sous les branches qui tombent vers l'eau.

Hier, trois canards -pourquoi souvent trois, une femelle et deux mâles, je me le demande bien- et deux poules d'eau s'étaient installées au soleil sur la pelouse d'un riverain.  L'une des poules s'est précipitée dans l'eau et s'est réfugiée sous un buisson. La deuxième, plus calmement a longé la rive et puis elle a plongé...

enfin plongé n'est pas très correct car, sur la photo-floue- on devine qu'elle vole en fait vers l'eau. Difficile de saisir ces vols surtout pour moi qui vise un peu à l'aveuglette ! Les cigognes, j'ai systématiquement déclenché u peu trop tard et n'i eu qu'un ciel vide...

Le héron s'y est un peu mieux prêté hier soir.

En ce moment on en rencontre aux différents étangs mais jamais en couple.

Pourtant l parure nuptiale est bien présente avec les longues aigrettes qui volent au vent.

Ils sont hélas toujours loin. Il faut zoomer au maximum et découper l'image. De plus, ces derniers jours ils se cachaient souvent derrière roseaux et buissons.

Ces photos, même peu nettes me permettent de VOIR de plus près !

Disparu...

 Les oiseaux nous signalent l'arrivée du printemps, en particulier les merles qui chantent alors qu'il fait encore nuit et aussi au crépuscule.

Ces derniers temps un merle nous enchantait du haut du cerisier. Vous ne le voyez pas ?

Perché sur l'une des branches les lus hautes, il marquait son territoire. Confirmation : il construisait son nid dans le passage isolé, près de notre chambre.

Et puis depuis trois jours plus rien ! Mais un chat inconnu rôde sans arrêt dans la cour...




jeudi 23 mars 2023

Connaissez vous cette chanson ?

 Cette chanson de Jacques Brel, je l'ai redécouverte il y a peu.. Elle date de ses débuts, à une époque où l(on disait qu'il avait des chansons de boy-scout.

Ses paroles restent d'une actualité brûlante...



UUn jour,
n jour le diable vint sur Terre
Un jour le diable vint sur Terre
Pour surveiller ses intérêts
Il a tout vu le diable, il a tout entendu
Et après avoir tout vu
Et après avoir tout entendu
Il est retourné chez lui, là-bas.
Et là-bas, on avait fait un grand banquet
A la fin du banquet, il s’est levé le diable
Il a prononcé un discours :


Ça va
Il y a toujours un peu partout
Des feux illuminant la Terre
Ça va
Les hommes s’amusent comme des fous
Au dangereux jeu de la guerre
Ça va
Les trains déraillent avec fracas
Parce que des gars pleins d’idéal
Mettent des bombes sur les voies
Ça fait des morts originales
Ça fait des morts sans confession
Des confessions sans rémission
Ça va

Rien ne se vend mais tout s’achète
L’honneur et même la sainteté
Ça va
Les États se muent en cachette
En anonymes sociétés
Ça va
Les grands s’arrachent les dollars
Venus du pays des enfants
L’Europe répète l’Avare
Dans un décor de mil neuf cent
Ça fait des morts d’inanition
Et l’inanition des nations
Ça va

Les hommes, ils en ont tant vu
Que leurs yeux sont devenus gris
Ça va
Et l’on ne chante même plus
Dans toutes les rues de Paris
Ça va
On traite les braves de fous
Et les poètes de nigauds
Mais dans les journaux de partout
Tous les salauds ont leur photo
Ça fait mal aux honnêtes gens


Le Diable (Ça Va) - Jacques Brel - Les paroles de la chanson


mardi 21 mars 2023

Du lierre


Je montre souvent ce paysage des étangs mais le plus remarquable, ce sont ces gigantesques arbres dont le lierre escalade le tronc sur une bonne vingtaine de mètres.

Ces très vieux arbres sont des reliques de anciennes forêts qui couvraient encore certains quartiers de l'actuelle Strasbourg au 19e siècle. Ces forêts inondables permettaient le développement d'arbres gigantesques.
Le long du Muhlbach, un canal, les arbres sont infiniment plus jeunes mais déjà le lierre les prend d'assaut.

Même les saules têtards sont tellement couronnées par cette plante qu'on ne voit presque plus leur propre feuillage.
En ce moment, ce lierre est couvert de fruits dont on dit qu'ils sont toxiques mais qui apparemment servent de nourriture à certains animaux. Avec l'abri qu'il offre, le lierre doit être source de biodiversité importante. 
Quand il est en fleurs, il fourmille de guêpes et de toutes sortes d'insectes.

lundi 20 mars 2023

Des lambeaux de forêt vierge

 Connaissez vous le Ried ?

 Wikipedia nous dit

Les dénominations ried [ʁid] et bruch s'appliquent à des régions de prés inondables ou de forêt galerie à la végétation luxuriante en pays tempérés.

C(est bien de ces forêts galeries que je voulais parler. Ce son les derniers lambeaux de la grande forêt alluviale qui couvrait la plaine du Rhin en des temps anciens. De part leur position, ces forêts sont quasi inexploitables et  sont donc parfois qualifiées de vierge.

Dès que l'on s'aventure vers la Bruche, on se retrouve devant des buissons inextricables et l'on aperçoit à peine la rivière.

Après avoir trouvé une trouée praticable,  on affronte un champ d'orties. Heureusement que nous sommes au tout début du printemps -enfin presque- Imaginez ce que cela doit être en été !



Et voici cette Btuche  qui, à notre surprise, après cet hiver sec, coule assez fort.


Les arbres racontent leurs accidents de vie. Nous sommes en forêt inondable et les berges, souvent instables, s'effondrent fréquemment  et entrainent des arbres. Après leur chute, ils retrouvent le chemin de la lumière.
D'autres ont moins de chance et se retrouvent couchés dans m'eau ou sur la berge et pourrissent.
Parfois, le courant accumule les branches cassées rn des monticules qui feraient presque penser à l'action de castors...

So le castor est bien présent en Alsace, depuis sa réintroduction vers 1960, dans la vallée de la Doller,  puis dans la forêt alluviale de l'Ill, je n'ai trouvé aucun renseignement sur son existence ici.
Cet arbre a emporté dans sa chute une partie du talus et il est venu récemment barrer un des bras de la rivière. Que va-t-il  devenir  ?

Peut-être va-t-il comme ce dernier, rejaillir d'un tronc pourrissant ...
La forêt alluviale du Rhin et de ses affluents est souvent caractérisée par la présence de ces très vieux arbres recouverts de lierre ou de liane, en particulier de clématites. Hélas, je n'en ai pas trouvé dans ce secteur
Par contre j'en ai souvent observé, constituant de luxuriantes draperies au Rohrschollen, au sud de Strasbourg.

Surprise

 Aujourd'hui ce ne sera pas une photo personnelle car je n'en ai vu qu'une seule et unique fois, il y a près de 40 ans dans les Vosges...

Source ; Huppe fasciée - nefi11451 (oiseaux.net)

Hier, dans le jardin, j'ai été gâtée par les chants et cris  d'oiseaux, criailleries constantes des moineaux, bien sûr, mésanges, merles et grives mais aussi pic épeiche qui tambourine, pivert en vol et même pic noir. Tout cela à une centaine de mètres de la forêt.

Soudain un cri inhabituel a résonné : hup hup hup... Jamais entendu en vrai mais un texte lu me revient. Ce cri a donné son nom à la huppe fasciée.  Vérification sur oiseaux.net. C'est indiscutable, il y a bien une huppe au-dessus de chez nous !

vendredi 17 mars 2023

Des arbres majestueux, les platanes

 Les images de ciel m'ont fait penser à une ancienne photo de coucher de soleil le long du canal.

Je veux parler des arbres depuis des semaines et en particulier de ces majestueux platanes qui longent le canal de la Bruche et dont on coupe régulièrement quelques individus, dits trop dangereux pour la piste cyclable.

Les troncs de ces arbres sont fascinants ; gigantesques, des bourrelets bizarre à toutes les hauteurs et du lierre qui s'agrippe  à leur écorce.



Ce profil d'un géant a attiré mon attention alors que je trainais le long de la piste.