Les miens n'ont vu aucun flocon de neige... Cette nuit, il a fait plus de 13° à presque 500 m d'altitude. Malgré un léger rafraichissement, le thermomètre affiche tout de même plus de 9° à 17h.
Sous le magnolia, c'est un vrai champ de fleurs qui s'est développé. Est-il utile de préciser que j'en ai planté très peu et qu'ils se sont naturalisés. Au fur et à mesure, j'en trouve partout dans le jardin, et même dans les prés, parfois assez loin du jardin. Comment se propagent-ils en réalité ? Par multiplication des bulbes bien sûr, mais si loin, plutôt par les graines ? Et c'est là que je viens de buter sur un problème. Une amie a trouvé que mes perce-neige étaient bizarres, que leurs clochettes sont vraiment rebondies, alors que les siennes sont longues et minces.
Et voici une fleur retournée : elle est vraiment double et aucune trace d'étamines. J'en retourne des dizaines et rien que des fleurs doubles, sans étamines donc à priori stériles. Pas trace non plus d'un pistil normal. Il y a bien un minuscule ovaire infère, localisé sous la fleur.
La dissection, sous la loupe, ne révèle ni style, ni stigmate, donc pas d'ovaire fécondable. Toutes les structures reproductrices sont transformées en pétales. Sous une lumière intense et avec la loupe, on devine sur le bord de 4 pétales, une pointe jaune qui prouve bien que ces pétales sont des étamines transformées.
Malgré mes passages au jardin -sous une pluie quasi constante- je n'ai pas réussi à dénicher une seule fleur simple et pourtant ce sont bien elles que j'ai planté au départ...
Plus loin, les roses de Noël commencent à fleurir, aussi bien les blanches que les rouges.
Rouge est toutefois un bien grand mot pour ce pourpre verdâtre. J'en ai par contre des tardives qui se sont resemées et qui sont plus rouges.