vendredi 14 février 2020

Un festival

 Sur le tronc du vieux pommier, une sittelle torchepot s'est posée. Problème, l'arbre est à une quinzaine de mètres de la porte...
Elle grimpe tout le long de l'écorce. Heureusement qu'elle a des griffes disproportionnées...

 Tête en haut...
mais aussi tête en bas. Il paraît que c'est le seul petit passereau à en être capable. Le grimpereau qui a un peu le même comportement ne le fait jamais.


 O,n dirait presque un pic en train de marteler.
 A-t-il trouvé une proie ? A moins qu'il ne soit venu puiser dans ses réserves ?

 En tous les cas, quel plaisir d'assister pendant plusieurs minutes à ce spectacle !

mardi 11 février 2020

Encore Ciara

Je croyais la tempête terminée, mais le vent continue à souffler fort et la nuit a été agitée. Selon Atmo-risk :
Et vraiment les rafales se sont bien senties en ville, accompagnées d'une pluie violente.

Un record de vent au Markstein

Pour le palmarès, on retiendra une rafale à 182 km/h à 6h 18 au Markstein d'après météo France. Atmo-risk pour sa part donne le chiffre de 177 km/h au même endroit. Selon ce bureau d'étude spécialisé dans la fourniture de services météorologiques, les vents ont soufflé à 130 km/h à Scheibenhard et Carspach, 120 km/h à Sélestat ou encore 122 km/h à Strasbourg-Entzheim. 

Ce matin, vers 10h, le vent continue à souffler à 40 km/h avec des rafales de 70 km/h.



Ce

lundi 10 février 2020

La dernière rose

Ciara a eu raison de mes deux dernières roses encore protégées par la maison. La première est effeuillée et j'ai tenté de saisir la dernière, malgré le vent qui la secouait.


Perce-neige

 J'ai eu droit à un magnifique petit bouquet et comme tout le monde connaissait mes précédentes réflexions, ils ont même cherché et trouvé une fleur "normale".  En haut de la photo, on distingue nettement une fleur plus mince et dont l'ovaire, partie du pistil, est déjà gonflé, contrairement à celle de gauche par exemple où on le devine à peine. Il a pratiquement la même largeur que le pédoncule.
En écartant les "tépales", on voit une seule série de pétales courts, verts et striés de blanc, qui encadrent une masse jaune, formée par 6 étamines.
En agrandissant l'image, on distingue même une ombre élancée qui dépasse des étamines. C'est le style qui fait partie du pistil . C'est sur son extrémité que vont être  déposés les grains de pollen qui vont germer et féconder les ovules contenus dans l'ovaire.

Je ne suis tout de même pas plus avancée, en ce qui concerne la multiplication des variétés stériles !


Ciara s'éloigne

La tempête a déferlé sur la France et même en plaine d'Alsace, elle a été assez violente. A Entzheim, localisation de l'aéroport de Strasbourg, les rafales ont dépassé les 122 km/h, avec des vitesses moyennes qui ont frôlé les 70 km/h en fin de nuit. Au niveau des sommets vosgiens, au Markstein, ce sont des rafales de 182 km qui ont été enregistrées.

Vers 18h, le vent a nettement faibli. Il ne souffle plus qu'à 30 km/h avec des rafales de 50 km/h alors qu'elles atteignaient les 87 km/h à 17h.
Vitesse moyenne du vent à 18h, le 10 février 2020
La journée a donc été sérieusement chahutée. Les volets sont restés clos, impossible de les attacher correctement.
 Les gigantesques épicéas du voisin étaient suffisamment secoués pour que l'on puisse craindre l'accident. Il y a eu d'ailleurs beaucoup d'arbres arrachés en Alsace et un camping a eu de la chance : les deux plus gros sapins sont tombés mais, heureusement, à côté des caravanes.
 Non, ce n'est pas un chat dans l'arbre du voisin, c'est sa girouette qui n'arrêtait pas de tourner sans arrêt.

dimanche 9 février 2020

En attendant Ciara

Source
La tempête annoncée perturbe tout le nord-ouest de l'Europe. Ciara déferle déjà sur l'ouest de la France et ne devrait pas tarder à toucher le Grand-Est. Du coup notre départ a été avancé et sur le trajet, les enfants ont pu faire un comptage des animaux visibles.
  • 17 chevreuils groupés en un seul troupeau
  • 3 grandes aigrettes et 1 héron dans un champ inondé
  • 2 hérons quelques km plus loin
  • 2 oies cendrées
  • Et puis c'est presque tout. très peu d'oiseaux dans le ciel, à peine quelques corneilles ou freux.
D'ailleurs un phénomène similaire a été observé en montagne. Silence dans la forêt et absence quasi totale de visiteurs sur les mangeoires. Où sont donc ces petits passereaux ? Même le bosquet qui d'habitude résonne du gazouillis des moineaux, est silencieux. Nos mésanges et autres passereaux auraient-ils trouvé une solution pour s"abriter des bourrasques qui devraient dépasser les 100 km/h ?

J'avais lu un article américain, il y a quelques années, sur le "sixième sens" des oiseaux par rapport à la tempête. Je viens de trouver un petit article qui en parle. En voici quelques extraits.

"Une anticipation surprenante. 
Alors qu'ils travaillaient sur un projet visant à traquer les mouvements de ces petits oiseaux migrateurs avec des micro-balises de géolocalisation, des scientifiques ont en effet constaté que ces passereaux avaient quitté leur zone de reproduction peu après leur arrivée, et ce un à deux jours avant que ne frappe cette tempête qui a provoqué au moins 84 tornades meurtrières dans la zone.

Ces oiseaux ont parcouru 1.500 kilomètres en cinq jours pour échapper à cette très forte tempête, ont déterminé les auteurs de l'étude publiée jeudi dans la revue américaine Current Biology."Le plus curieux c'est que ces oiseaux ont quitté ces lieux longtemps avant l'arrivée de la tourmente", estime Henry Streby, un écologiste de l'Université de Californie à Berkeley."Au moment où les spécialistes de la chaîne météo nous disaient que la tempête se dirigeait dans notre direction, les oiseaux se préparaient à quitter la région", poursuit-il.

Un "sixième sens " grâce aux ultrasons. Selon ces chercheurs, les oiseaux, contrairement aux humains, peuvent entendre les infrasons, des sons à très basse fréquence qui se propagent sur de longues distances et sont générés notamment par des perturbations météorologiques sévères. " Les météorologues et les physiciens savent depuis longtemps que les tempêtes qui génèrent des tornades produisent de puissantes émissions d'infrasons qui voyagent sur des milliers de kilomètres et à des fréquences auxquelles ces oiseaux sont les plus sensibles", explique l'écologiste."


mercredi 5 février 2020

Une jolie rencontre

Oui, je sais, les photos sont floues, mais ce petit personnage était très loin, en haut des arbres. Le zoom n'était guère utilisable au vue de la vivacité de ses mouvements. Les photos ont donc largement dû être découpées pour qu'on distingue cet écureuil dans le fouillis des branchages.
 Nous l’avons suivi sur une bonne centaine de mètres où il a mené la sarabande, grimpant au sommet d’un arbre, sautant sur le suivant, descendant le long du tronc pour de nouveau bondir à travers les airs. Le plus souvent ce n’était qu’un éclair roux….





Pour quelques secondes il s'est tout de même immobilisé.

 On dirait qu'il a pris le temps de grignoter quelque chose...

lundi 3 février 2020

Perce-neige

Les miens n'ont vu aucun flocon de neige... Cette nuit, il a fait plus de 13° à presque 500 m d'altitude. Malgré un léger rafraichissement, le thermomètre affiche tout de même plus de 9° à 17h.
 Sous le magnolia, c'est un vrai champ de fleurs qui s'est développé. Est-il utile de préciser que j'en ai planté très peu et qu'ils se sont naturalisés. Au fur et à mesure, j'en trouve partout dans le jardin, et même dans les prés, parfois assez loin du jardin. Comment se propagent-ils en réalité ? Par multiplication des bulbes bien sûr, mais si loin, plutôt par les graines ? Et c'est là que je viens de buter sur un problème. Une amie a trouvé que mes perce-neige étaient bizarres, que leurs clochettes sont vraiment rebondies, alors que les siennes sont longues et minces.
 Et voici une fleur retournée : elle est vraiment double et aucune trace d'étamines. J'en retourne des dizaines et rien que des fleurs doubles, sans étamines donc à priori stériles. Pas trace non plus d'un pistil normal. Il y a bien un minuscule ovaire infère, localisé sous la fleur.
La dissection, sous la loupe, ne révèle ni style, ni stigmate, donc pas d'ovaire fécondable. Toutes les structures reproductrices sont transformées en pétales. Sous une lumière intense et avec la loupe, on devine sur le bord de 4 pétales, une pointe jaune qui prouve bien que ces pétales sont des étamines transformées.
Malgré mes passages au jardin -sous une pluie quasi constante- je n'ai pas réussi à dénicher une seule fleur simple et pourtant ce sont bien elles que j'ai planté au départ...
Plus loin, les roses de Noël commencent à fleurir, aussi bien les blanches que les rouges.
Rouge est toutefois un bien grand mot pour ce pourpre verdâtre. J'en ai par contre des tardives qui se sont resemées et qui sont plus rouges.

Les oiseaux croient au printemps

Il pleut, il vente mais la douceur incroyable trompe tout le monde. Un merle vient d'entonner son chant de printemps !
Le chant n'a pas duré mais il était une vraie affirmation de territoire.
Celui-ci apprécie encore les restes sortis sur la terrasse.
Quant à la merlette, elle semble trouver son bonheur dans le pré.