lundi 29 avril 2019

Pourtant les oiseaux sont bien là !

Frustrant en forêt d'être, malgré tous mes efforts, incapable d'identifier les chants.
Les merles sont partout et leur chant sonore est facile à reconnaître.
 Les moineaux sont abondants dans le bosquet et leur tchip-tchip est typique Ils nichent sur les poutres de la maison, en faisant une saleté impressionnante. L'année dernière, j'ai même douché involontairement un oisillon dont le nid était caché sous mes géraniums...

 Le jacassement des pies ne pose pas non plus problème.

Le "chant de pluie" du pivert, l'annonce de printemps de la mésange charbonnière, le croassement des corneilles, le cri plaintif de la buse... encore quelques sons identifiables.
Là par contre, avec un oiseau dont je ne vois que la silhouette qui fait penser à un pinson ou un moineau, c'est plus compliqué. Ne parlons pas de tous les chants variés qui se croisent en forêt. Je peux reconnaitre un oiseau de loin, silhouette, tache de couleur, vol ou façon de se déplacer dans les arbres ou au sol. Les sons toutefois, je suis démunie. Quelque chose fonctionne mal dans mes aires d'association !!!

Le froid est de retour

On n'avait plus que 4 degrés dans la soirée, pas vraiment de gel mais vent, pluie et neige.
Pourtant, la soleil perçait par moments et alors l'atmosphère de la forêt était printanière.
Les bourgeons sont bien éclos dans la hêtraie-sapinière, même si certains jeunes hêtres étaient très en retard.
Les bourgeons des bouleaux, en moins d'une semaine, ont passé d'une si petite taille qu'on hésitait à les arracher pour en consommer quelques uns, à une consistance déjà trop dure pour être agréable.
 J'ai découvert, avec surprise, que les bourgeons d'épicéa étaient très acides et même désagréables au goût, alors que ceux de sapin sont doux malgré le parfum un peu résineux.
Quand j'étais petite, nous allions en cueillir pour faire de la tisane.
Je n'ai tout de même pas privé ce petit conifère d'un seul bourgeon !
Très frappant, à cette période de l'année, de voir le nombre de jeunes arbres qui poussent en lisière de la forêt. Beaucoup d'érables (sycomore, champêtre, faux platane), énormément de frênes, de hêtres, de charmes, de noisetiers et bien sûr beaucoup de conifères.

mardi 23 avril 2019

Des cadeaux de dame nature

La toute première rose de l'année, bien cachée au milieu des feuilles, tout contre la maison. Un vrai plaisir !
Et puis, une magnifique gourmandise découverte en lisière de forêt lors d'une promenade de notre gendre.
On a donc eu le soir des Pâques des croûtes aux morilles !!!!

Pas facile...

...de faire une photo, d'une main, avec son téléphone et des gants de jardin ! Alors j'ai fini par la poser dans l'herbe.

C'est en retournant mon compost que je me suis retrouvée avec une salamandre sur ma pelle. .. J'ai eu peur pour elle.
En ce moment, dans la fontaine, il y en a 16 d'après les enfants: 14 larves et 2 quasi adultes. Ils en sont très fiers de leurs "dragons".

Rencontres en forêt

 Bien haut, dans la fourche d'un arbre, une grive couve et surveille les intrus.
Autre découverte des enfants : une germination bizarre!

Sur l'eau

 Les cygnes sont bien présents par dizaines, à la confluence.

Position curieuse !

mercredi 17 avril 2019

Notre Dame de Paris

Merci à Katell de relayer, sur le site de la Ruche des quilteuses, le projet de participation à la sauvegarde de Notre Dame proposé par France Patchwork.





https://quilteuseforever.com/2019/04/18/notre-dame-de-paris-un-projet-de-participation/

La sidération a été presque la même que celle ressentie lors des attentats de New York en 2001, même si l'on pouvait espérer qu'il n'y aurait pas de victimes et, miracle, à part quelques blessés légers, les pompiers de Paris n'ont pas perdu d'hommes.

En 2001 aussi, c'est une image découpée dans un journal qui reste toujours présente dans ma mémoire.


lundi 8 avril 2019

Des visiteuses au crépuscule

Toujours un peu méfiante, elle guette tous mes mouvements, du coup c'est du fond de la cuisine que je fais mes photos.
 Une graine et, très vite, elle se retrouve dans le pêcher.
 C'est là, qu'elle s'acharne pour casser sa graine.
 Aujourd'hui, la nonnette a pris le relais.
Pandant ce temps, le pinson se promenait sur la table du jardin. Trop vif pour moi...

Hier soir, trop tard, j'ai observé la sittelle : elle a pris  14 graines qu'elle a avalées avant de s'envoler à tire d'aile ! 14, quand on pense à la taille de l'oiseau, c'est surprenant.

Chez les loups

Le temps passe et je n'ai même pas encore eu le temps de parler de notre rencontre avec une meute de loups. Dans un parc animalier bien sûr mais en les côtoyant de près, pendant des heures.
Premier contact, dès l'arrivée dans la maison des loups. Devant la baie vitrée du salon, un magnifique animal se reposait au soleil.
Aucune inquiétude, en apparence détendu comme savent l'être les chiens. Anthropomorphisme ???
Un autre, plus fin, plus roux a pris le relais.
Plus tard, dans la soirée, nous avons assisté au chant de deux loups. Pas de connotation inquiétante, du coup c'est plutôt beau à écouter.
Indiscrétion... Du coup, identification de 2 individus, le mâle dominant et la femelle alpha. Les 6 autres sont des jeunes d'un an. Taille adulte mais encore joueurs et bagarreurs.

Des cerisiers


Plus haut c'est encore l'hiver même si la neige ne subsiste qu'au-dessus de 900 m. Il en est tout de même sérieusement retombée jeudi jusque chez nous. Et pourtant les fruitiers fleurissent.. et souffrent des gels matinaux.
En forêt de nombreux merisiers sont en pleine floraison.
Ici, tout dépend des variétés. A la ferme, il y en a un complètement fleuri, alors que le nôtre, en premier plan n'a encore que des bourgeons à peine éclos.
Le dernier survivant d'un groupe d'une dizaine d'arbres. Ils étaient déjà vieux il y a 50 ans mais donnaient encore des fruits. Maintenant, il ne reste que celui-ci et, derrière lui, un tronc mort. Plus trace des autres...

Des histoires de coucous

Non pas les oiseaux mais des fleurs, messagères du printemps, les primevères.

Surprise dans le pré, côte à côte, il y avait à la fois une primevère des jardins et une primevère officinale pas vraiment éclose. J'ai l'habitude de voir mes primevères du jardin se resemer dans tous les chemins, mais là nous étions loin d'un jardin. Un oiseau aurait-il emporté une graine ?
Ces "premières fleurs" (prima...) sauvages ont enchanté mon enfance : non seulement nous cueillions les corolles des primevères officinales pour en faire de la tisane mais, en plus, nous recherchions la saveur sucrée de leur base.
Et il fallait bien sûr choisir la "vraie" primevère, celle des prés, pas le coucou des bois qui pousse en lisière de la forêt.
Primula officinalis ou veris
Les pétales de cette primevères sont très courts, jaune orangé avec des taches oranges assez vives.
La primevère des bois, au contraire, a des pétales plus longs, les pédoncules sont longs, la plante est donc plus haute et les fleurs sont très pâles, sans aucune tache orange. De plus aucun parfum.
Primula elatior
Dans certains prés blottis dans les vallons, on les trouve très proches les unes des autres mais l'officinale st toujours dans les endroits les plus ensoleillés.
Les primevères, c'est aussi une histoire des cours de SVT... Dans une même espèce, il y a 2 sortes de fleurs, sur des pieds différents, qui possèdent toutefois pistil et étamines.
 Les unes possèdent des étamines longues qui dépassent et un pistil court. On les dit brévistyles.
Pour les autres, les fleurs longistyles, on ne voit pas bien le pistil mais il dépasse les étamines.
Cette photo, issue du site de l'école nationale supérieure de Lyon illustre parfaitement cela.

Un texte de 1876 raconte aussi cette histoire
https://www.persee.fr/doc/linly_1160-6436_1876_num_3_2_17314

dimanche 7 avril 2019

Nous avons de la chance

Ce n'est vraiment pas le printemps silencieux chez nous. Que ce soit autour de la maison ou en montant, entre 350 m et près de 800 m, ce ne sont que de rares moments de silence. Parfois, une bonne dizaine de chants et de cris se croisent.
Aujourd'hui, grâce à la salamandre, j'ai même réussi à identifier le chant du pouillot véloce !
https://www.salamandre.net/article/chants-doiseaux-lecon-3/

La salamandre est une société d'édition vraiment géniale tant pour leurs revues, leurs livres et leurs publications en ligne. Et pas seulement pour les jeunes !...

jeudi 4 avril 2019

Printemps...

Magnolia et forsythia ont explosé ce week-end, même si le gel de la semaine passée a légèrement bruni les grandes fleurs blanches odorantes. Un parfum discret mais qui, par moments, embaume le talus.
 
Le magnolia stellata fleurit bien qu'il soit depuis plusieurs années en pot. Dès que la terrasse sera complètement refaite, il va trouver une terre nourricière près de la cuisine.
 Quelques fleurs de pêcher bien écloses se mêlent à celles d'un petit prunus récupéré dans une platebande et mis en pot en attendant de trouver sa place dans le bosquet.
Même le chant des mésanges, surtout les charbonnières, et celui des merles annoncent que le printemps est bien là… Zit esch do…
Depuis deux jours toutefois, on se sent plutôt en novembre…