mercredi 25 juillet 2018

Des fleurs d'hortensias

Pour une fois, j'ai approché mon objectif des "fleurs" d'hortensias pour découvrir les vraies fleurs de ces inflorescences à bractées colorées !



 De minuscules fleurs avec pétales, étamines et pistil...




mardi 24 juillet 2018

Des retardataires

Le canal est couvert par endroits de nénuphars en fleurs. Des canards y cherchent leur pitance.


 Mais surprise, parmi quelques jeunes adultes, une petite boule de duvet semble aussi y trouver son bonheur.

 Trop loin pour la photo, un grèbe est encore installé sur son nid.

Un couple de foulques niche également. Il est vrai qu'avec les grosses pluies du printemps, de nombreuses nichées ont dû être détruites par la montée des eaux. Nous n'avons jamais vu aussi peu de jeunes oiseaux que cette année.

Même les jeunes cygnes sont très rares. Quelques rares couples nagent avec un ou deux oiseaux beiges.

La grenouille rousse, c'est dans une rigole de montagne qu'elle a été aperçue, il y a quelques jours.
En avril, par contre, nous avons essentiellement vu des crapauds en période d'accouplement.




 Je viens de découvrir que crapaud  n'est qu'un terme "vulgaire" qui sépare des amphibiens à peau verruqueuse, museau arrondi et pupilles horizontales des vraies grenouilles à longues pattes musculeuses permettant de bondir.


Les pontes en fils sont indiscutablement issues de crapauds.
Les pontes de grenouilles sont nettement moins facile à photographier dans l'eau. Il y a quelques jours, on pouvait encore voir de très petites grenouilles dont la métamorphose était terminée.



Rafraichissant ?

Comme la vigne vierge, le rosier 'The Fairy' semble chercher la fraîcheur de la fontaine. Pour le moment elle coule encore assez bien grâce aux dernières pluies. Mais souvent en août, il ne reste qu'un filet d'eau. Comme la fontaine vieillit, elle fuit , alors pas sûr que nous ayons encore longtemps de quoi arroser le jardin.

J'adore ces petites roses d'une couleur presque "dragées".

Toujours des pluies torrentielles

Même si aujourd'hui la canicule s'installe...



Impossible de faire la mise au point à travers la fenêtre de la véranda. Mais quelle belle atmosphère !

A la chèvrerie

Balade vers un tout petit hameau de montagne : objectif, assister à la traite et bien sûr rapporter du fromage de chèvre.

 Arrivés un peu en avance, nous accompagnons le chevrier. Moi j'abandonne, le chemin a été ravagé par les pluies torrentielles de ces derniers jours.

 Les chèvres sont des rousses des Alpes. L'une d'entre elles est toutefois noire et rousse !
Les chiens sont particulièrement actifs, malgré leur âge ( 8 et 10 ans). Ils semblent vraiment apprécier leur travail.

A la ferme, on attend son tour de monter sur le poste de traite.

Une friandise ??? non, il s'agit d'un mélange d'herbes médicinales et de sels minéraux dont les chèvres disposent à volonté, en fonction de leurs besoins de régulation.
 Fin de la traite des 16 premières. Il faut vite laisser la place aux suivantes.

Là encore les deux chiens interviennent efficacement.

Et les fromages ? Excellents qu'il s'agisse de la tomme ou des fromages frais.

mardi 10 juillet 2018

Une autre sauvageonne

Omniprésente dans notre jardin, la bourrache fait tout autant la joie des abeilles.
 Il faut les surveiller de près, car en quelques jours les petites plantes velues prennent de l'ampleur puis étouffent toutes les plantations. Alors j'élimine tant et plus mais les laisse prospérer là où elles ne gênent pas. Si la bourrache n'est pas très agréable au contact, ses fleurs bleues azur méritent le détour à plus d'un titre !
Une pointe de couleur surprenante dans une salade de laitue, un petit goût de concombre, une réussite esthétique et gustative...
 Les inflorescences dressées ne permettent pas de photo facile. Il faut presque se coucher par terre pour observer les fleurs autrement que par dessus !

Les étamines se collent le long du pistil et pointent vers le sol.



Les abeilles se posent donc "sous" la fleur. Elles ne sont d'ailleurs pas les seuls visiteurs, les bourdons sont nombreux mais d'autres insectes s'y intéressent tout au long de la journée.

Onagres et abeilles

Je n'imaginais pas à quel point les abeilles ont une activité vespérale intense autour des onagres. Impressionnant ce ballet qui permet aux unes de se nourrir et aux autres d'être fécondées.



Dès l'éclosion, une abeille, 2, 3 ou même 4. Je ne parle pas de toutes celles qui tournent autour...Un  ballet incessant.

Un petit rappel avant de raconter cette petite histoire : pistil, stigmate, style et ovaire, d'une part, étamine, filet et anthère, d'autre part…


Souvent, en atterrissant, l'abeille s'agrippe aux stigmates ou au style. Elle grimpe vers le fond de la fleur et plonge pour puiser le nectar, tout au fond.
Les abeilles sont spécialisées. Les unes puisent le nectar, d 'autres au contraire vont récolter le pollen.
Elles se tiennent aux filets des étamines et ramassent les grains de pollen.
Ce dernier est accumulé dans des corbeilles portées par les pattes et il nourrira les larves de la ruche.
Toutefois, l'onagre a des anthères un peu particulières.

Pas forcément facile à voir : des filaments collants portant les grains de pollen se détachent des anthères.
Ces filaments se collent sur le corps des insectes qui, lors de la visite d'une autre fleur, vont les déposer sur le pistil, permettant ainsi une fécondation croisée plus efficace que l'autofécondation.
Bien sûr toutes ces photos manquent de piqué, lumière peu intense et abeilles toujours en mouvement rendent les choses délicates, surtout avec un appareil non professionnel.




lundi 9 juillet 2018

Onagres

Connaissez vous ces grandes sauvageonnes - Oenothera biennis-, méprisées par la plupart ?

De jour, elles offrent un aspect hirsute, voire sans fleurs et donc apparemment sans intérêt.
Mais 20h20, des frémissements animent les bourgeons allongés. Les sépales commencent à s'écarter.
Lentement, très lentement, les pétales se déroulent, se dégagent.
En quelques minutes, la fleur termine de s'épanouir. 

Les immenses fleurs d'onagre -plus de 5 cm de diamètre - dégagent un parfum enivrant qui attire les insectes. Des dizaines volent impatiemment en attendant l'éclosion. Surtout des abeilles, mais aussi des bourdons et certaines mouches mimétiques des abeilles.
Jusqu'à la nuit tombée, c'est un ballet incessant. Aucune agressivité, on peut tranquillement observer et s'approcher avec l'appareil photo. 
Que se passe-t-il la nuit ? Sans doute des insectes nocturnes prennent-ils le relais ?

Le matin, la fleur commence à flétrir, jusqu'à prendre un aspect avachi...
Le soir, les bourgeons suivants entament la même histoire.