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lundi 23 novembre 2020

A propos de poissons

 Depuis quelques semaines, la "saison du hareng" a commencé et, que ce soit en Normandie ou en Alsace, c'est le moment de préparer une marinade pour déguster ces poissons. Visiblement les traditions ne sont pas les mêmes et cela se comprend, en fonction de l'éloignement de la mer. Mon amie normande achète des harengs fraîchement pêchés au retour des bateaux. Nous, au contraire, ne connaissions que les harengs salés, autrefois vendus dans des fûts en bois. Maintenant, hélas, c'est un seau en plastique qu'on cache dans le tonneau en bois !

Voici la façon traditionnelle de préparation dans la famille

Harengs marinés


6 harengs salés
50 cl de vinaigre de vin blanc ou de melfor (ou encore un mélange de vin blanc et de vinaigre)
Carotte, oignon, persil
1 feuille de Laurier, 10grains de poivre et 10 de coriandre, 2 clous de girofle

Temps de préparation : 40 mn

Préparation :

Etêter les harengs, les vider et réserver les laitances

Les mettre dans une marmite et les couvrir largement d'eau. Laisser dessaler

12 heures en changeant de temps en temps l'eau

Pendant ce temps, préparer la marinade en faisant bouillir une dizaine de mn les carottes et l'oignon émincés dans le liquide. Laisser refroidir


Dans une terrine en fonte ou en faïence, disposer les harengs tête bêche, ajouter les laitances et les couvrir de marinade en ajoutant si nécessaire un peu d'eau pour qu'ils soient bien couverts.

Laisser mariner au frais pendant 4 ou 5 jours.

Les servir avec des pommes de terre et une salade verte ou une salade de pommes de terre

Pour ma part, il m'arrive d'utiliser u vinaigre balsamique.


A propos de Harengs, l'image suivante évoque-t-elle quelque chose pour vous ?


Peut-être des romans policiers islandais ? Ceux de Ragnar Jónasson qui se passent dans cette petite ville du Nord de l'Islande et qui racontent souvent l'hiver sans lumière...

Ragnar, le maître du crime islandais

Ragnar Jónasson est né à Reykjavík mais ses racines familiales sont ancrées à Siglufjörður : le village le plus au nord de l’Islande, un modeste port de pêche au climat d’une rudesse incroyable – même pour un Islandais ! C’est dans cette bourgade confinée, sauvage et envoûtante qu’il situe la plupart de ses œuvres. Avec ce patrimoine dans le sang, rien de surprenant au fait qu’il ait le huis-clos dans la plume…

Une série policière, inspirée de ses romans y a été tournée, Dark Iceland. On connaît peut-être mieux encore une autre série, Trapped, créée par Baltasar Kormákur.


Non, c'est du musée de l'époque du hareng que je voudrais parler. 

Siglufjörður est une petite ville  que l'on découvre au sortir d'un tunnel qui a permis de la désenclaver en 1967. 

Parcourir ce tunnel est particulièrement impressionnant car il n'a qu'une voie, alors, quand une voiture arrive en face, il faut se garer sur le côté.


Ce qui frappe d'abord c'est la présence presque écrasante de la montagne qui, en hiver, empêche le soleil d'apparaître au-dessus de l'horizon.
Mais c'est aussi une agglomération très colorée, comme souvent dans les pays nordiques.

Le musée du hareng, est le plus grand musée maritime et industriel d’Islande, avec ses trois bâtiments .
Il faut préciser que toute l'histoire de Siglufjörður est  régie par le hareng. Jusqu'en 1903, c'était un petit village de pêcheurs mais, sans doute pour des raisons liées aux courants océaniques, le hareng s'est tellement multiplié que le village a pu, sous l'influence des pêcheurs norvégiens, se développer grâce à  la valorisation de cette pêche. Siglufjörður comptait, en 1950, environ 3000 habitants.
On y salait les harengs qui étaient préparés essentiellement par des femmes venues de toute la région.
Leur vie était difficile : logées sur place dans des dortoirs peu confortables elles restaient loin de leur famille.

La production de farine de poisson se faisait dans de véritables usines, sans doute nauséabondes...
Faut-il préciser que cette surpêche a entraîné une raréfaction du poisson et un déclin rapide de la ville dans les années 1960.

mercredi 29 janvier 2020

Le chêne Voltaire

Un ami vient de me transmettre des renseignements et des documents complémentaires qui répondent à certaines questions que je me posais la semaine passée.
D'abord, le chêne Voltaire que je connaissais : son âge a été estimé à plus de 150 ans quand il a été coupé le 23 mars 2016. On est donc très loin de l'affirmation du document cité auparavant et cela semble infiniment plus vraisemblable !
Bulletin communal de Luttenbach 2016 page 8



.Oui, bien sûr, son tronc était en triste état !

Mais revenons au "vrai" chêne Voltaire dont on raconte non seulement que Voltaire se serait abrité en-dessous, mais aussi qu'il se serait caché à l'intérieur du tronc pour fuir la police qui le soupçonnait d'être un espion...
Ce dessin est issu d'un autre bulletin communal de Luttenbach près Munster (2002), document non numérisé à l'heure actuelle. Cet arbre se trouvait près d'un étang de pêche actuel et près de l'hôtel qui a pris son nom, "Au chêne Voltaire".