Depuis quelques semaines, la "saison du hareng" a commencé et, que ce soit en Normandie ou en Alsace, c'est le moment de préparer une marinade pour déguster ces poissons. Visiblement les traditions ne sont pas les mêmes et cela se comprend, en fonction de l'éloignement de la mer. Mon amie normande achète des harengs fraîchement pêchés au retour des bateaux. Nous, au contraire, ne connaissions que les harengs salés, autrefois vendus dans des fûts en bois. Maintenant, hélas, c'est un seau en plastique qu'on cache dans le tonneau en bois !
Voici la façon traditionnelle de préparation dans la famille
Harengs marinés
50 cl de vinaigre de vin blanc ou de melfor (ou encore un mélange de vin blanc et de vinaigre)
Carotte, oignon, persil
1 feuille de Laurier, 10grains de poivre et 10 de coriandre, 2 clous de girofle
Temps de préparation : 40 mn
Préparation :
Etêter les harengs, les vider et réserver les laitances
Les mettre dans une marmite et les couvrir largement d'eau. Laisser dessaler
12 heures en changeant de temps en temps l'eau
Pendant ce temps, préparer la marinade en faisant bouillir une dizaine de mn les carottes et l'oignon émincés dans le liquide. Laisser refroidir
Dans une terrine en fonte ou en faïence, disposer les harengs
tête bêche, ajouter les laitances et les couvrir de marinade en
ajoutant si nécessaire un peu d'eau pour qu'ils soient bien
couverts.
Laisser mariner au frais pendant 4 ou 5 jours.
Les servir avec des pommes de terre et une salade verte ou une salade de pommes de terre
Pour ma part, il m'arrive d'utiliser u vinaigre balsamique.
A propos de Harengs, l'image suivante évoque-t-elle quelque chose pour vous ?
Peut-être des romans policiers islandais ? Ceux de Ragnar Jónasson qui se passent dans cette petite ville du Nord de l'Islande et qui racontent souvent l'hiver sans lumière...
Ragnar, le maître du crime islandais
Ragnar Jónasson est né à Reykjavík mais ses racines familiales sont ancrées à Siglufjörður : le village le plus au nord de l’Islande, un modeste port de pêche au climat d’une rudesse incroyable – même pour un Islandais ! C’est dans cette bourgade confinée, sauvage et envoûtante qu’il situe la plupart de ses œuvres. Avec ce patrimoine dans le sang, rien de surprenant au fait qu’il ait le huis-clos dans la plume…
Une série policière, inspirée de ses romans y a été tournée, Dark Iceland. On connaît peut-être mieux encore une autre série, Trapped, créée par Baltasar Kormákur.
Non, c'est du musée de l'époque du hareng que je voudrais parler.
Siglufjörður est une petite ville que l'on découvre au sortir d'un tunnel qui a permis de la désenclaver en 1967.
Parcourir ce tunnel est particulièrement impressionnant car il n'a qu'une voie, alors, quand une voiture arrive en face, il faut se garer sur le côté.


La production de farine de poisson se faisait dans de véritables usines, sans doute nauséabondes...












