Dans le Noir
Découvrez
6 bonnes raisons de tester le restaurant DANS LE NOIR
Une
expérience unique qui allie gastronomie, découverte sensorielle, et
moments mémorables dans l'obscurité totale.
Oui, une expérience mémorable que les enfants viennent de m'offrir !
Aucune photo de notre part ! Téléphonée et tout objet connecté reste au vestiaire...L'équipe qui veille sur les clients et fait le service est formée de mal voyants et non voyants. C'est Morgane, 3° à partir de la gauche, qui s'est occupée de notre table.Parlons tout de suite de points négatifs ressentis par plusieurs personnes de notre table.
-groupe nombreux donc beaucoup de bruit
- température trop élevée en raison de l'isolation nécessaire pour avoir une vraie obscurité et du nombre de clients
- le repas lui-même était TROP ... trop abondant, trop gras, trop sucré, trop riche, trop de saveurs et textures variées mélangées ... Quel dommage d'avoir eu deux poissons dans l'entrée puis un énorme morceau de pintade, sans parler de la motilité de légumes... Même l'apéritif sans alcool contenait trop d'ingrédients, trop concentrés...Je ne recommanderais donc pas vraiment la cuisine du Hilton !
Mais parlons de l'expérience elle-même, c'était tout de même l'objectif de ce cadeau : me faire comprendre que même si je perds encore plus la vue, d'autres sens peuvent prendre le relais..
C'est en posant la main sur l'épaule du futur voisin qu'on pénètre dans une salle totalement obscure. Ey obscure elle l'est vraiment puisque au bout de 3 heures, on ne distingue pas la moindre silhouette. Même mes propres mains ne se devinent pas sur la table... Chacun est conduit à sa chaise et on conseille de commencer à repérer ce qu'il y a sur la table.Serinette, couvert, verre à eau, panier métallique avec des petits pains et une petite bouteille d'eau
Le voisin d'en face comme celui d'à coté sont extrêmement proches.
Première étape, verser de l'eau dans son verre, conseil, mettre un doigt dans le verre. Puis Morgane apporte l'apéritif. Les mains se rencontrent pour récupérer le verre. Sa forme est particulière, un côté plat. Le verre est lisse et frais. Un parfum très intense de vanille se dégage.
Un gout acidule d'agrume, peut-être de citron mais très sucré. Tout est douceâtre. Je n'ai pas trouvé de pulpe de poire dans mon verre alors qu'elle était très présente chez mes voisins. Il ne reste que les glaçons et de l'eau fraîche au fond...
Arrive l'entrée dans une grande assiette rectangulaire. Un parfum végétal assez indéfinissable. Première sensation, du gras... Je tombe sur un morceau de poisson sans trop de goût. Cela ressemble à du hareng doux. Puis un anchois réveille un peu le goût, aussi une olive.
Le verre suivant est un verre ç pied assez petit. Première gorgée, une sensation de légèrement liquoreux.
Je continue à découvrir le contenu de mon assiette: des lamelles de légume assez indéfinissable... Je cale, aucune envie de continuer
Je reprends une gorgée de vin et là il m'apparaît acide. Plus aucune sensation de liquoreux ! Un blanc ?
Non, il paraît qu'il s'agissait d'un rosé de Provence. Je n'ai entendu personne émettre cette hypothèse. Quant au poisson, il s'agissait de thon mi-cuit que personne n'avait identifié...
Un nouveau verre de vin dont la première gorgée est un peu minérale. Le parfum est très discret. Je ne reconnais rien.
Le plat est de nouveau débordant. Je continue à manipuler fourchette et couteau malgré le conseil de manger avec les doigts. Heureusement, car un énorme morceau de viande et un gigantesque champignon représentent l'essentiel du plat. Un peu une consistance dure de coulemelle mais c'était un champignon de Paris un peu trop sec. Heureusement qu'il y avait deux petites girolles.
La viande ressemble à de la volaille mais ni poulet, ni canard pas plus que dinde d'après la consistance. Je n'ai pas identifié la pintade. Reste encore une purée de céleri et des espèces de chips de légumes. Il paraît qu'il y avait aussi des épinards. Impossible de tout manger...
Voici l'image qu'on nous a montrée lors du retour à la lumière.
Le vin était un blanc dont j'ai oublié l'origine.
Reste le dessert. Le service est très long et c'est normal : apporter 2 verres ou deux assiettes ç la fois, guider le passage dans le noir, rapporter les couverts tombés, éponger les boissons renversées demandent du temps ! A ma grande surprise je n'ai eu aucun problème. Il est vrai que j'ai essayé d'avoir des mouvements très lents;
L'assiette de dessert est accompagnée par un verre à champagne mais c'est un parfum de cidre qui se dégage.
Le dessert est énorme : une coque carrée est surmontée par une mousse. Je n'ai pas vraiment repéré le parfum de cannelle que j'aime pourtant. La coque est en chocolat parsemé d'éclats d'amandes. Je n'ai pas eu envie de tout manger, je n'ai donc pas trouvé la fondue de quetsches ni le gâteau du fond.
Le retour à la lumière a été bienvenu. Une expérience mitigée, très intéressante sur le plan de l'obscurité mais décevante sur le plan gastronomique. Il est vrai que nous sommes en Alsace et que l'abondance est un élément fondamental pour beaucoup de clients...