Zoomons sur une photographie.
Voici les poils de la tête du bourdon. Au grossissement utilisé (x5) on voit que l'image est pixellisée. On devine les points élémentaires de la photo.
Pour restituer cette image, un écran d'ordinateur ou de télévision utilise également des unités élémentaires de couleur. Là où en imprimerie on exploite trois couleurs élémentaires, jaune, magenta et cyan, avec généralement en plus des pigments noirs, les écrans se basent sur le système RVB : rouge, vert et bleu. De façon surprenante, notre cerveau qui reçoit ces trois types d'ondes depuis notre rétine les combine pour donner naissance aux couleurs que nous voyons. Ce qui dans l'image précédente nous apparaît comme une combinaison de pixels jaunes, orange, brun, verdâtres, etc. est en réalité dû à des pixels de l'écran, infiniment plus petits, rouges, verts et bleus, à l'image du quadrillage suivant.
Ce que notre cerveau interprète comme une image est en fait un fichier texte décrivant la succession des pixels. En voici le principe de base :
ligne 1 bleu bleu rouge rouge rouge vert vert bleu bleu rouge vert vert rouge bleu rouge rouge rouge rouge
ligne 2 vert vert vert rouge vert bleu etc.
C'est bien ainsi que travaille un capteur d'appareil photo en format originel même si, à l'enregistrement, le fichier est en général simplifié par cet ordinateur fabuleux qu'est l'appareil photo numérique. On voit que décrire ainsi un fichier (avec bien sûr un langage informatique plus efficace) est simple mais très long.
Si on réduit la taille de l'image, par exemple de moitié pour chaque côté, elle va se dégrader car le principe consiste à supprimer 1 ligne sur 2 et 1colonne sur 2. On perd donc de l'information.
Par contre un système de compression assez faible peut ne faire perdre aucune qualité en décrivant par ligne des groupes de pixels.
Exemple :
Ligne 1 2 bleu 3 rouge 2 vert 2 bleu 1 rouge 2 vert 1 rouge 1 bleu 4 rouge
Ligne 2 3 vert 1 rouge 1 vert 1 bleu etc.
Inutile de préciser que pour des compressions plus élevées, les informaticiens ont trouvé des algoritmes encore plus efficaces mais qui, pour les compressions plus élevées, font perdre des informations. Toutefois nos yeux et notre cerveau n'y sont souvent pas sensibles. Notre rétine fonctionne d'ailleurs d'une certaine façon comme un capteur comprenant des unités élémentaires qui, chez nous, sont constituées par des cellules photosensibles de quatre types : cellules à bâtonnets sensibles à l'intensité lumineuse, cellules à cônes sensibles au rouge, au vert ou au bleu. J'en reparlerai sans doute un jour.







































