dimanche 26 août 2018

Dans les anémones

 Près de la cuisine, un pied de fenouil s'est développé derrière une anémone du Japon.
Cet ensemble fourmille d'insectes et mon attention avait été attirée par des bourdonnements assez aigus que je ne comprenais pas, d'autant plus qu'ils s'arrêtaient et leur succédaient des sons plus graves provoqués par des bourdons.


 Difficile de les photographier, ces bourdons, car ils vibrent sans arrêt pendant qu'ils butinent les étamines. Ce sont eux qui émettent cette vibration aiguë pendant qu'ils récoltent le pollen.

Impossible de comprendre comment leur promenade autour du cœur a formé cette bande décollée. Moi je n'ai pas réussi à le faire !

Les abeilles ne s'intéressent pas du tout aux anémones au même moment que les bourdons.
 Elles se posent sur les boutons, pas encore éclos.

 Et, parfois en s'y prenant à deux, elles écartent les pétales, forçant l'ouverture de la fleur afin d'atteindre les étamines fraîches.

Les abeilles semblent moins s'intéresser aux fleurs bien écloses que les bourdons.


Pendant ce temps, juste à côté, dans le fenouil, aucune abeille, aucun bourdon, mais des guêpes ; en particulier les petites guêpes polistes dont les couleurs noire et jaune ressortent bien. A condition toutefois de les avoir d'abord repérées dans le fouillis d'ombelles. Quelle poliste ? Je n'en sais rien. Si la répartition des bandes et taches semble la même dans la plupart des espèces, leur forme varie.
J'ignorais totalement qu'elles étaient capables de piquer et que ces piqûres sont très douloureuses car, jamais, elles n'ont semblé agressives au jardin.

D'autres safaris...

… si on veut ! Même pas les little five.

Mes semis de rudbeckia sont en fleurs depuis quelques jours.
Les fleurs fertiles du cœur ont des étamines bien visibles qui attirent les visiteurs.
Comme partout, cette année, les abeilles sont nombreuses. Détail : un copain qui a des ruches près de chez nous a récolté plus de 80 kg de miel sur 5 ruches, ce qui lui est arrivé 2 ou 3 fois en plus de 30 ans.
Il semble bien qu'ici, elles récoltent seulement du pollen, les corbeilles des pattes sont bien chargées.

Consciencieusement, les butineuses font le tour du cœur de la fleur et, au fur et à mesure, les anthères des étamines disparaissent. Il ne reste plus que les filets qu'on distingue à peine des stigmates.

Les abeilles ne sont pas les seules à apprécier ces fleurs, bourdons, mouches et syrphes s'y rencontrent aussi.

Non ce n'est pas chez nous !






Ce sont des images envoyées par les enfants depuis la Namibie et  en particulier depuis la réserve d'Etosha. Apparemment l'enthousiasme pour tous

mercredi 8 août 2018

Icône récalcitrante...


Depuis 2 jours j'essaie de montrer mon Icône, réalisée sur une linogravure de Dijane Cevaal. Des milliers de personnes ont ainsi brodé ses sentinelles, toutes identiques, toutes personnelles. J'avais choisi d'appliquer un tissu japonais pour la robe.  Le manteau brodé en coton perlé est bordé d'un ruban  à tricoter rouge. A défaut des perles blanches que je n'avais pas sous la main, j'ai utilisé de petits boutons verts pour la coiffe.

Pourquoi récalcitrante ? Bien que la photo soit verticale dans tous mes logiciels, elle a persisté à s'afficher horizontalement dans  le blog. J'ai fini par la retourner à l'horizontale, dans le sens horaire avec photofiltre, et là, c'est la tête en-bas que je l'ai vu apparaître. Donc ultime manoeuvre, la retourner dans le sens anti-horaire. Enfin !!!

Fleur de glace ?

En fait, rose de Noël, réalisée lors d'un cours avec Elsbeth Nusser-Lampe. Une technique simple, très gratifiante qu'il faudrait réinterpréter de façon originale par rapport à ce que fait Elsbeth. Un jour, peut-être...
A partir de cette hellébore ?

Bleu de glace...

 Jökulsárlón
 Littéralement, en islandais "la lagune du glacier". Un choc quand, au détour d'une moraine, on découvre ce paysage. Les icebergs, arrachés de la langue glaciaire, ont des nuances d'une richesse fabuleuse.
Transparent, blanc, bleuté, bleu , voire noir quand les cendres volcaniques sont très abondantes. Cette photo a toujours évoqué pour moi la rencontre des opposés.
D'autres rencontres : eider et tortue de glace...

une oie et une otarie ?
un oiseau qui se pose sur l'eau ?
Serait-ce la chaleur toujours écrasante qui me donne des envies de bleu et de glace ?...

Du bleu

Bleu de l'hysope, blanc des papillons qui tournoient dans l'air avant de se poser ...

'Ceratostigma, 

plumbaginoides',

c'est le nom barbare de cette magnifique petite fleur. Tapissante, voire envahissante, elle a un feuillage qui se colore de pourpre à l'automne. Et surtout, elle a une vraie couleur bleue, presque gentiane, ce qui est tout de même exceptionnel.
Bourrache, myosotis, buglosse, delphinium... la liste des fleurs vraiment bleues n'est pas démesurée. Très vite on passe plutôt à des nuances violacées.

 Delphinium et une liane que je ne connais pas, photographiée dans l'île Mainau.
Par contre je rêverais de ce bleu de glace du pavot de l'Himalaya photographié en Islande.

Autrefois je me faisais toujours un petit bouquet de printemps avec des plantes sauvages : bugle rampant, polygale, myosotis... Aujourd'hui je ne trouve plus nulle part le polygale dans nos prés.


mardi 7 août 2018

Au jardin des papillons

Un air de famille avec celui choisi par Béatrice Bueche, pour son oeuvre sélectionnée en tant que couverture des Nouvelles du printemps 2018...

lundi 6 août 2018

Papi Delbard

 Ce rosier arbustif a de très belles fleurs roses avec des nuances abricot. Le plus souvent elles sont un peu hors d'atteinte ce qui en fait un buisson pas très fourni. Sans doute, sa position au nord de la maison n'est pas idéale. Il faudrait éventuellement le rabattre nettement plus bas.
L'aspect froufroutant de ses pétales est plutôt séduisant.

Un autre rosier buissonnant a un peu les mêmes défauts chez nous. C'est 'Pierre de Ronsard' dont la fleur, de forme ancienne continue à me plaire.
 Les fleurs sont toutefois plus nombreuses que 'Papi Delbard'.
Au début, les pétales sont bordés d'un liseré rose intense qui s'atténue au cours de la floraison.



Nova et Horus

Une position des chevaux qui m'intriguait un peu vient de trouver son explication. C'est la puce qui a demandé si l'on savait pourquoi Horus et Nova se mettaient tout le temps tête-bêche.
Chacune profite des mouvements de la queue de l'autre qui chassent les mouches de la tête. Simple, évident mais il fallait y penser !
Celui-ci avait trouvé une autre solution pour se débarrasser des insectes harceleurs et se rafraîchir, par la même occasion !