mardi 26 juillet 2022

Un jardin pour les insectes

 D'ici trois jours, le conseil municipal doit passer voir si les habitants fleurissent leurs maisons. Moment très mal choisi cette année avec la chaleur qui a d'abord permis une floraison précoce abondante. Puis l'arrivée de la canicule et de la sécheresse accentuée par le vent souvent intense n'a permis aucune remontée de la floraison . Donc très peu de couleurs mais je me console en me disant que ce que je laisse se développer hors des platebandes fera au moins le plaisir des insectes. 

Seules quelques roses isolées offrent tout de même leur cœur aux abeilles et autres visiteurs.


Un gigantesque massif de bouillon blanc a pris naissance juste à la lisière des platebandes, juste là où, en hiver, on dépose le tas de fumier.

Les fenouils vivaces envahissent tout le jardin et avec leurs racines profondes, elles résistent à toutes mes tentatives de contrôle. Cette année, je me suis promis de couper toutes les inflorescences  avant la maturité des graines. Pour le moment ils fournissent nectar et pollen à des myriades d'insectes.


Un massif de topinambours s'est glissé entre les groseillers.



Les séneçons apportent de la couleur dans les massifs desséchés et dans le pré/ 




Tout au long de la journée, la menthe pullule d'insectes très peu agressifs...



Il en est de même dans la bourrache. Spontanément j'aurais tendance à toutes les arracher : les fleurs sont rares et il y a même de l'oïdium qui s'annonce mais ça bourdonne tellement que j'y renonce. Bien trop d'abeilles les fréquentent !

dimanche 24 juillet 2022

Des images de printemps

 Avec beaucoup de retard je voudrais parler de fougères. Cette année nous avons été très surpris de voir certaines d'entre elles envahir des talus où on ne les voyait jamais.

A l'endroit le plus frais du vallon,  ce talus, très raide est nu depuis des années. Les anciens murs de soutènement  se sont effondrés au cous du temps. Ce printemps, toutefois, une foule de petites fougères  ont apparu.

En quelques semaines, elles ont recouvert la terre nue. En bien des endroits, nous avons observé le même phénomène.

Ailleurs pourtant, à la même époque, les touffes de fougères -dites mâles- ont leur taille normale.


Comment expliquer cela ? Sans doute que les conditions climatiques de l'été dernier ont été favorables au développement des prothalles. Ce nom ne vous dit plus rien ? Pas étonnant même si le cycle de reproduction des fougères et des mousses en a fait souffrir plus d'un !
C'est avec le polypode, une fougère qui se développe volontiers sur les rochers et même dans les creux de certains troncs qu'on peut le mieux aborder ce cycle.


Très tôt au printemps, se forment sous les frondes des taches brunes formées de petits sacs dans lesquels se développent les spores.

Ces spores, à condition de trouver une humidité élevée vont germer et donner naissance à une petite structure en forme de cœur, le prothalle.

Il arrive qu'on trouve ces prothalles qui mesurent moins d'un cm, sur la terre des fougères qu'on achète en jardinerie.
Ce sont ces prothalles qui donnent naissance à un œuf, issu de la rencontre entre gamète femelle et mâle qu'Is ont produit.  Cet œuf va se développer en une petite fougère. Le cycle comprend donc une alternance de générations différentes souvent résumée par des schémas de ce style !



Il a donc dû y avoir une période humide au moment où les gamètes mâles ont nagé vers l'ovule formé dans le prothalle...

Le silence de la forêt

 Avec cette période de canicule qui n'en finit plus, les promenades en forêt constitue un moment de répit quand on peut suivre un parcours ombragé. Il y en a un qui ne nous expose que très peu au soleil même si ce dernier perce à travers le feuillage.

Le feuillage est encore bien vert, sans doute grâce aux épisodes orageux accompagnés de pluie intense que nous avons connus ces derniers jours. Là où le couvert est dense, le sol est même encore mouillé. Mais pas la moindre odeur de champignon...


Les derniers châtaigniers ont perdu leurs inflorescences mâles et, en  moins d'une semaine, elles ont bruni et séché. 
Sûr certaines branches, de toute petites bogues se forment enfin. Toujours la sécheresse !
Les oiseaux n'aiment visiblement pas du tout ce temps caniculaire. Là où, il y a quelques semaines c'était encore le concert impressionnant en certains endroits, le silence est total. A peine parfois les criailleries d'un geai, le cri plaintif d'une buse qui tourne au-dessus du vallon.
En bas, près de la ferme, nous sommes un peu plus gâtés. Bien sûr, ce qui domine c'est le chahut constant des myriades de moineaux qui trouvent refuge dans nos buissons mais on entend aussi le gazouillis des hirondelles même quand elles volent très haut au-dessus de nos têtes. Le pivert, passe très fréquemment près de la forêt et on entend le pic épeiche. Quelques mésanges et l'un ou l'autre rouge-queue nous rendent visite. Je ne dois pas oublier les merles qui se promènent sans arrêt près de la terrasse, cherchant en vain un sol moins dur à explorer pour en sortir des vers.

jeudi 21 juillet 2022

Connaissez-vous la casseille ?

 Ce petit fruit est génial.


Cet arbuste est un hybride entre le cassis et la groseille à maquereau. Sans épines contrairement à ce dernier qui me laisse de désagréables souvenirs de cueillette, il a un parfum moins prononcé que le cassis. Cet inconvénient est compensé par la taille des baies et de façon générale par sa productivité. Le buisson a la puissance d'un hybride et un seul pied est largement suffisant. 

Comme j'avais préparé des maquereaux au vin blanc, j'ai eu l'idée d'animer l'assiette avec un coulis de casseilles au poivre vert. J'avais ajouté un tout petit peu de sucre. La réussite était autant gustative que visuelle. L'acidité de la préparation s'associait parfaitement avec le poisson.

Comme toujours il y en avait de trop. Alors le lendemain, le coulis a été servi avec du magret de canard. Super !


Malgré la congélation de nombreuses boîtes, il restait toujours des fruits sur l'arbuste. Pourquoi ne pas tenter de faire une confiture avec le Thermomix ? Transposition de la recette du manuel, résultat : une pâte de fruit quasi impossible à sortir du verre après refroidissent ! Temps beaucoup trop long puisqu'il n'y avait que 650 g de sucre pour un kilo de fruits... Je recommence donc en passant de 50 mn à 30 : la marmelade est encore bien épaisse mais se laisse étaler sur les tartines. Excellente !