vendredi 30 août 2019

Dans le ciel corse

Dès les premières heures dans le village de Rapale (Nebbiu) des cris, très différents de ceux des buses, nous ont intrigués.
 Au-dessus de la vallée,
 entre les feuilles du chêne 6 fois centenaire qui abritait la terrasse, c'est jusqu'à 5 oiseaux, en même temps, que nous avons eu la chance d'apercevoir mais les photos sont toujours floues !
Et quand l'image serait presque acceptable, l'oiseau est sorti du champ ! Tout de même assez d'observations, quelque soit l'heure du jour, pour identifier le milan royal.


Le site suivant offre de magnifiques photos de milans.
https://www.villagesdecorse.fr/article/rapace-milan-royal-en-corse-2.htm

Au bord d'une piscine

C'est du Sud que l'on m'a envoyé cette image. Je n'aurais pas aimé l'idée de me baigner dans une piscine fréquentée par ce reptile !
 Queue fine et longue, sans doute une couleuvre aussi, mais l'animal n'a pas été photographié de profil, donc impossible de voir les yeux ou les écailles entre oeil et bouche.
Serait-ce également une coronelle comme chez nous ainsi que Marmotte rousse a pu nous permettre de les identifier ?
http://www.serpentsdefrance.fr/Couleuvrelisse.php
Il est précisé sur ce site :
Sa coloration varie beaucoup, de gris à jaune/orange. La présence de taches varie aussi selon les spécimens.
 Impressionnante, en tous les cas !!!

Et en Corse, cela a été une autre surprise : une couleuvre verte et jaune dans un arbuste, juste devant les enfants…




http://www.serpentsdefrance.fr/Couleuvreverteetjaune.php

dimanche 11 août 2019

Une forêt silencieuse

Plus de concerts d'oiseaux depuis quelques semaines. A peine un gazouillis de temps en temps, le cri aigu de la buse, les criailleries d'un geai ou le timide tambourinement d'un pic.
Par contre on commence à voir davantage de papillons colorés. Une petite vingtaine pour une balade d'une heure, ce n'est pas la gloire mais déjà un peu rassurant.
Les plus fréquents sont les formes oranges (des cuivrés ?) que l'on aperçoit depuis quelques semaines. Les eupatoires sont, à part quelques érigerons, balsamines de l'Himalaya, les seules plantes en fleurs, c'est donc là qu'on les observe le plus facilement.
Un autre papillon semblait fréquent : rouge-orangé. Problème, dès qu'il se posait, il disparaissait !
Par contre, un bizarre papillon noir et jaune était posé dans les eupatoires. Difficile de voir, sauf au moment de l'envol, que les ailes postérieures sont rouge orangé !
Euplagia quadripunctaria ?  

Donc une écaille comme dans le Terrier de marmotte !
Les ailes antérieures, horizontales au repos masquant les postérieures, sont caractéristiques des hétérocères, papillons dits nocturnes. Ce sont les "Motten" germaniques ou les "Moth" en anglais. Le terme français de mite a pris par contre une signification restreinte à ces petits papillons qui infestent les aliments ou bien trouent nos vêtements. Inutile d'insister sur la classification des papillons et phalènes, elle est d'une complexité effarante, groupant une quarantaine de super-familles. Pour ces papillons crépusculaires, on distingue :
Phalènes, Noctuelles, Sphinx, Bombyx, Tordeuses, Mites et Teignes, etc.
Les antennes filiformes les distinguent d'autres groupes d'hétérocères qui ont des appendices plumeux.
La trompe allongée et coudée est parfaitement adaptée à la récolte de nectar, au fond de fleurs tubulaires.


Des serpents

Non, ce n'est pas d'eux que je voulais parler, là, ce ne sont que des racines qui m'ont tout de même fait réagir une fraction de seconde. Souvenir d'un serpent très venimeux rencontré en pleine forêt équatoriale, juste sur le chemin...
C'est dans la lumière d'un crépuscule voilé, qu'une masse brunâtre a roulé dans le talus. De ces noeuds, à premier abord, on ne distinguait pas grand-chose. Ce n'est qu'en agrandissant les images prises un peu au hasard que les détails se révèlent. Les photos sont prises de loin, méfiance, un chien et sa maîtresse se sont fait mordre, ici, par une vipère, morsure à blanc heureusement. Il a donc fallu réaliser des extraits des images.
Premier indice rassurant : la queue est mince, effilée et non tronquée comme chez les vipères.
Deux têtes, il s'agit donc bien d'un accouplement mais, bizarre, pas de collier. Or il ne devrait y avoir ici que des couleuvres à collier. Les écailles de la tête sont grandes comme chez toutes les couleuvres.
La taille des serpents (sans doute nettement moins d'un mètre et à peine un bon cm de diamètre) indique que ce sont de jeunes animaux.  Bien sûr, le collier est variable et disparaît avec l'âge, mais tout de même...
L'oeil doré possède une pupille est bien ronde. Donc plus aucun doute. C'est une couleuvre ! Ouf...
Dernière caractéristique, entre l'oeil et la bouche, il n'y a qu'une rangée d'écailles.
Fin de l'observation : elles disparaissent dans un trou du talus, sous une motte d'herbes.

mardi 6 août 2019

D'autres rencontres

Encore en lisière de forêt, sur des eupatoires, un papillon orange. Les ailes de celui-ci restent presque à plat quand il se pose.

Deux insectes qui ont bien l'air d'être des "mouches"...
 Ce noir profond, métallique, tranche avec les pétales du pavot où l'insecte semble trouver de quoi se nourrir.
Les derniers ont une autre histoire, pas tout à fait terminée.
Ils n'ont pas encore trouvé leur place définitive, une prairie fleurie, bien sûr...

Et des papillons

Cette année, nous guettons les papillons depuis le printemps : rares, plutôt petits et presque toujours blancs. Bien sûr, ceux-ci sont plus faciles à repérer au-dessus de l'herbe que les colorés ! Sauf quand ils se posent, alors, ils semblent disparaître !
Au sommet des fleurs à grande tige, on les distingue mieux. Visiblement il ne s'agit pas ici de la vraie piéride du chou. Il lui manque des taches noires.
Un extraordinaire site suisse propose une clé de détermination très riche. Mais l'identification reste vraiment difficile. Des piérides tout de même ?
https://www.lepido.ch/clededetermination
Un paon du jour sur les asters : quelques rares individus ont apparu ces derniers jours. Même l'arbre à papillons qu'ils fréquentent les autres années ne semble pas les attirer.
 Difficile, à contrejour, d'être sûre, mais en traitant l'image, on voit bien les grands yeux.

 Celui qui se plaisait hier sur mes œillets d'Inde continue à me poser problème. Le dessous de l'aile arrière est blanc grisâtre mais le dessus orange. Apparemment, l'une des innombrables mélites ? Ou un cuivré ? ou ???
En forêt, on rencontre quelques papillons orange, voletant souvent par deux



Dans une prairie alpine de Val Thorens.

En fin de compte, ma classification des papillons diurnes est relativement simple : les blancs, les citrons, les oranges, rouges ou bruns et, pour finir, les bleus ! Ai-je besoin de plus ?

 D'autres sources bien faites existent sur le web , en particulier :
http://papillons-fr.net/
Pour finir, voici de quoi identifier certains papillons crépusculaires, dits nocturnes, qui pourtant volent souvent le jour.
http://papillon-en-macro.fr/album-hetero-1.htm
https://tifaeris.wordpress.com/insectes/lepidopteres/heteroceres-de-nuit/

lundi 5 août 2019

Encore des oiseaux

Depuis un certain temps des vols de petits passereaux se posent dans les hautes herbes sèches. Couleur brunâtre, pas de signe distinctif identifiable : un vol nerveux et, dès qu'ils se posent, on les confond avec la couleur du foin pas encore coupé. Ce ne sont pas les moineaux qui pendant ce temps poursuivent leurs tchip-tchip dans le bosquet. Le comportement fait penser à un vol de chardonnerets, mais pas de barre alaire jaune, pas de tache rouge autour du bec. Alors, j'attends de mieux les voir.

Ce matin, un cri bizarre dans le prunier : un peu grand pour un moineau, et pourtant... la couleur des ailes collerait bien. Dommage que le sommet de l'arbre soit à une vingtaine de mètres !


Les taches rougeâtres sur les joues me perturbent...

Un visiteur

Depuis quelques matins, un oiseau se pose au sommet du prunier mort. Une silhouette très différente des habituels moineaux qui occupent, par bandes entières, le bosquet près de la ferme.
 Sa forme allongée, sa longue queue, son bec fin ont immédiatement évoqué la bergeronnette grise. Mais pas les couleurs, ni d'ailleurs la position sur l'arbre. Pour moi, la bergeronnette se déplace au sol, d'une démarche très digne, et elle a une calotte noire durant la période où nous la voyons habituellement, au début de l'été.
Un oiseau juvénile donc ? J'ai beau chercher, je ne trouve pas d'autre oiseau ressemblant. J'ai d'ailleurs découvert que ces oiseaux qui accompagnent souvent les vaches au sol, par 2 ou 3, peuvent avoir un comportement grégaire : former des dortoirs comptant un millier d'oiseaux en ville !

GR5

Il y a quelques jours, nous recevions un message nous annonçant qu'une partie du GR5 passant sur les crêtes vosgiennes était coupée.
Alors bien sûr, au cours de notre balade, nous avons pris la déviation bien qu'elle rallonge le trajet prévu.
Départ, Gaschey vers le Schallern par un chemin qui ressemble toujours par endroits au lit d'un torrent asséché.

Ce dont je ne me souvenais pas, c'est que sur cette déviation, nous étions loin des Vosges, montagne à vaches. Bien au contraire, il faut grimper dans la rocaille. Un seul tout petit passage était aménagé avec des rampes mais ce n'était  pas le seul endroit difficile ! Un trajet magnifique et sauvage.
Une vraie forêt "vierge" : les pentes sont tellement escarpées qu'il est impossible de débarder les arbres morts. Ils restent donc sur place.

Le Schaeferthal, près du petit Hohneck, était mon objectif. Une tache de couleur sur une falaise, au-dessus de nous, attire mon attention.


C'est le fameux rocher. Effectivement, l'élargissement des diaclases prouve le réel danger de voir ces rochers se détacher. Quand on sait qu'un mètre cube de granite correspond à 2,7 tonnes environ, on peut imaginer les conséquences. C'est un phénomène parfaitement normal dans les Vosges : la fin de la dernière ère glaciaire a enclenché, à cause des alternances gel-dégel, la chute de ces gigantesques blocs qui parsèment les flancs des Hautes Vosges.
Ils empiètent même parfois sur les chemins, témoins d'un glissement relativement récent.

Sur certaines crêtes, ces blocs sont si abondants que l'une d'entre elle porte le nom de Steinberg (la montagne des pierres).