Plus de concerts d'oiseaux depuis quelques semaines. A peine un gazouillis de temps en temps, le cri aigu de la buse, les criailleries d'un geai ou le timide tambourinement d'un pic.
Par contre on commence à voir davantage de papillons colorés. Une petite vingtaine pour une balade d'une heure, ce n'est pas la gloire mais déjà un peu rassurant.
Les plus fréquents sont les formes oranges (des cuivrés ?) que l'on aperçoit depuis quelques semaines. Les eupatoires sont, à part quelques érigerons, balsamines de l'Himalaya, les seules plantes en fleurs, c'est donc là qu'on les observe le plus facilement.
Un autre papillon semblait fréquent : rouge-orangé. Problème, dès qu'il se posait, il disparaissait !
Par contre, un bizarre papillon noir et jaune était posé dans les eupatoires. Difficile de voir, sauf au moment de l'envol, que les ailes postérieures sont rouge orangé !
Euplagia quadripunctaria ?
Les ailes antérieures, horizontales au repos masquant les postérieures, sont caractéristiques des hétérocères, papillons dits nocturnes. Ce sont les "Motten" germaniques ou les "Moth" en anglais. Le terme français de mite a pris par contre une signification restreinte à ces petits papillons qui infestent les aliments ou bien trouent nos vêtements. Inutile d'insister sur la classification des papillons et phalènes, elle est d'une complexité effarante, groupant une quarantaine de super-familles. Pour ces papillons crépusculaires, on distingue :
Phalènes, Noctuelles, Sphinx, Bombyx, Tordeuses, Mites et Teignes, etc.
Les antennes filiformes les distinguent d'autres groupes d'hétérocères qui ont des appendices plumeux.
La trompe allongée et coudée est parfaitement adaptée à la récolte de nectar, au fond de fleurs tubulaires.