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mercredi 23 novembre 2022

Une rose ?

 L'autre jour, sur un chemin forestier ouvert récemment, des taches orange vif ont attiré mon regard. Jamais je n'avais vu de pezizes chez nous  mais là, il y en avais par dizaines.





L'une d'entre elles m'a séduite, ne dirait-on pas une rose en train d'éclore ?

vendredi 9 octobre 2020

Les premiers champignons

 Après cet été trop chaud, trop sec, il semblait bien que les champignons ne se décident pas à se développer. Leur mycélium a dû trop souffrir en forêt mais en redescendant j'ai vu des taches blanches dans le pré : ce sont les premiers rosés. Surprise : la plupart d'entre eux ont des lamelles parfaitement blanches, absolument pas rosées. 

Je n'ai pas pu identifier de volve et ils ne pouvaient donc pas être des amanites. Comme la couleur des spores distingue vraiment ces groupes, j'ai joué la prudence et je me suis contentée d'une très modeste cueillette d'agarics champêtres indiscutables !

Confirmation de mon avis :

Retenez bien : le rosé des prés n’a jamais de volves ni de lamelles blanches (ce que possède l’Amanite phalloïde), ni de pied globuleux à la base ni de jaunissement ; il possède toujours des lamelles roses et une bonne odeur. En cas contraire, délaissez votre "Rosé"

J'attends avec impatience les coulemelles qui ne devraient plus tarder maintenant que la température remonte un peu. 

Il y a quelques temps voici le drôle de papillon rencontré dans les prés. ..
Deux coulemelles avaient soudé leurs chapeaux.



jeudi 21 novembre 2019

C'est la fin de la saison des champignons

 Presque tous les champignons rencontrés sont vieux et décomposés. Sous les feuilles mortes percent à peine une amanite tue-mouche mais pas mal de ces amanites à écailles.
Par contre, sous les conifères se sont développés de vrais champs de tout petits champignons blancs à lamelles.
Ils sont à peine plus grands que les aiguilles de pins qui jonchent le sous-bois.

C'est en vain que j'ai cherché des petits gris, d'habitude blottis sous les feuilles mortes et les mousses.
Etranges, ces cycles de vie des champignons. On dirait vraiment que certaines espèces ne se développent qu'à des écarts de plusieurs années.




mercredi 6 novembre 2019

Toujours des champignons

Une nouvelle cueillette photographique...
L'image ressemble beaucoup à celle de la semaine passée et pourtant l'impression ressentie en forêt est totalement différente. Très peu d'amanites sont en train d'éclore, beaucoup ont perdu leur couleur vive et sont même parfois jaune pâle. C'est pourtant toujours un plaisir de les découvrir.
 Du rouge vif, à l'orange pâle,
voire même au brunâtre pour celui-ci, vu la semaine passée dans toute sa splendeur.
 Blottis sous les conifères, bien à l'ombre, il reste encore quelques merveilles.

Rares sont toutefois les très belles amanites tue-mouches.



jeudi 31 octobre 2019

Un monde enchanté

Juste pour le plaisir de changer d'échelle, je me suis penchée, approchée du sol, voire couchée.
On attendrait presque l'arrivée d'un lutin dans ce monde miniature.
A moins qu'un elfe n'apparaisse tout d'un coup ?





Coincés entre deux arbres



Encore une amanite et des coulemelles

Volve, anneau, lamelles blanchâtres : il s'agit indiscutablement d'amanites que je n'avais jamais vues et dont le chapeau pourrait vaguement faire penser aux coulemelles. 
Ce sont, pour le moment, d'assez petits champignons, 5 à 6 cm de diamètre, une dizaine de cm de hauteur. Peut-être auront-ils grandi entre temps ?
La marge du chapeauest frangée de fragments de voile.

Malgré toutes mes recherches, je continue à hésiter entre deux espèces : l'amanite solitaire et l'amanite à verrues...

Je pencherais plutôt pour l'amanite solitaire mais… je ne suis sûre de rien.

Confusion ?
  Ici la coulemelle est à un stade où il vaut mieux regarder de près. La base renflée peut faire penser à une volve et si l'on observe le chapeau de dessous, on devine la présence d'un anneau. Toutefois, le pied est mince et long. Si on essaie de la casser, il se révèle fibreux.
Le gros problème des champignons c'est que leurs formes sont extrêmement variables !
Chapeau mamelonné conique,

chapeau en parapluie, presque plat,
et même, presque desséché, transformé en coupe...

D'autres amanites

 Les amanites, comme le savent beaucoup de personnes, partagent quelques points communs. Ce sont des champignons à lamelles presque toujours blanches possédant à leur pied un renflement entouré d'une membrane, la volve.
Amanite panthère


Cette volve provient d'une enveloppe qui entoure complètement le jeune champignon. En se déchirant, cette dernière laisse souvent des lambeaux sur le chapeau.
Un voile partiel, en se déchirant, donne naissance à un anneau formant une sorte de colerette.
 Celles qui me frappent le plus à cause de leur couleur blanche, éclatante dans le sous-bois, ce sont les dangereuses amanites vireuses qui comme l'amanite printanière et la phalloïde sont mortelles. Cette dernière peut exister sous une forme blanche, mais elle est plus souvent jaunâtre ou verdâtre.
Leurs toxines endommagent de façon irréversible les reins et le foie.
La confusion la plus fréquente dans les Vosges est celle avec les rosés des prés et ceux de forêt (Agaric) dont la base renflée pourrait faire penser à une volve et qui possèdent un anneau.
Une caractéristique essentielle : les lamelles, en raison de la couleur des spores, ne sont jamais blanches mais au moins rosées et elles brunissent au cours du développement du champignon.



mercredi 30 octobre 2019

Les amanites tue-mouches


Cela faisait plusieurs années que nous n'avions plus vu ces amanites en grand nombre. Cette année, après un été caniculaire et quelques généreuses pluies automnales, c'est une explosion de ces magnifiques champignons que nous avons découverte dimanche.
 Blotti sous la mousse, une boule orange vif se dégage peu à peu.
 Une heure plus tard, au retour, le champignon avait grandi et  montrait bien son voile déchiré qui laisse sur le chapeau des verrues blanches en relief.

 Souvent, et c'est la forme typique, des fragments de voile résistent sur le chapeau. Ils peuvent être délavées par une averse brutale, risquant ainsi de provoquer des confusions avec une autre amanite, celle des Césars ou oronge vraie, un excellent comestible très recherché par les amateurs.


Quelle chance a eu ce photographe gourmet ! Bien que certains amis en aient parfois trouvés dans les Vosges, je n'en ai jamais vus. Leur pied et leurs lamelles jaunes devraient permettre de les identifier sans confusion possible avec les tue-mouches, même parfaitement débarrassées de leurs fragments de  voile.
 Les amanites tue-mouches portent leur nom car, dans certaines régions, on intoxiquait les mouches en faisant tremper un fragment séché dans du lait. La plupart des peuplades d'Europe du Nord et de Sibérie connaissaient ses propriétés hallucinogènes. Les guerriers Vikings aussi bien que les chamanes sibériens les consommaient. Il existe peu de traces de cette utilisation en Europe occidentale, même si on prétendait que les "sorcières" médiévales la  mangeaient pour communiquer avec les démons.
 Quelle élégance, quelque soit sa forme !


Même vieilles et desséchées, elles restent belles.