jeudi 26 septembre 2019

Des oiseaux

Au crépuscule, sous un ciel nuageux, nous attendions que le feu passe au vert, quand notre attention fut attirée par des gazouillis sonores (je préfère le terme allemand  zwischern qui ressemble davantage au son des étourneaux) provenant de la grue, en face de nous. Rien d'autre que mon téléphone sous la main...
Par centaines, voire par milliers, les étourneaux se perchaient sur les différentes grues rencontrées sur notre chemin. Pourquoi dédaignent-ils les arbres qu'ils occupent d'habitude ?

Des couleurs et de la lecture

Ce roman basé sur des faits historiques est une passionnante fresque de la vie néerlandaise au 17ème siècle. quand, s'inspirant des porcelaines chinoises, naissent en plusieurs sites européens des ateliers qui vont faire découvrir ces éblouissantes couleurs bleues.
Que ce soit la manufacture royale de Copenhague, la manufacture de Meissen, ce sont toujours ces couleurs bleues qui caractérisent une grande partie de leurs productions.
Si le "Zwiebelmuster" était un modèle réputé de la manufacture de Meissen depuis 1731, on produisait dans les années 1980, une porcelaine industrielle, s'inspirant de ces bleus.

Une addictive ode à la couleur, plus profonde qu'il n'y paraît …
"Du jour au lendemain, notre planète bleue perd ses couleurs. Dans un monde maintenant en noir et blanc, la vie quotidienne est bouleversée. Et l'humanité commence à sérieusement broyer du noir.
Heureusement, dans la grisaille ambiante, un couple improbable va se former, à la recherche des couleurs….."

Pour rester dans la couleur bleue, d'autres lectures plus anciennes.
Le bleu en teinture
"La" référence, l'un des livres de Michel Pastoureau, consacrés à l'histoire des couleurs.

 Un dictionnaire des expressions consacrées à ma couleur préférée, même si je l'utilise peu en patchwork.
Et pour finir ce petit livre dans la collection Les petites pommes du savoir.

mardi 24 septembre 2019

Les cosmos sulfureux

C'est en Afrique, au Nord du Togo, que j'avais découvert ces fleurs fabuleuses. Le sous-bois de Tabor était illuminé par cet orange vif.
Les graines que les chardonnerets apprécient tant se resèment facilement. Il faut toutefois que les escargots et les limaces respectent les pousses.
Les abeilles semblent y trouver leur bonheur. J'ai été intriguée par la sphère à côté de l'insecte. En fait c'est là-dessus qu'étaient fixées les graines.

Une mésange

… très ancienne.
En rangeant mon bureau, je suis tombée sur une aquarelle réalisée il y a fort longtemps, à partir d'une photo dont j'ai perdu la trace. Pas extraordinaire mais j'aimais beaucoup cette activité.

Papillons

Enfin, les derniers points sont réalisés !
Difficile de mettre le quilt à plat dans le foin destiné à nos voisines qui rasent au fur et à mesure les parcelles que le fermier leur accorde parcimonieusement...


vendredi 20 septembre 2019

Au-dessus d'une prairie fleurie

C'est ce livre de Bernadette Mayr qui m'a amenée à me lancer dans un  patch qui ne répondait pas du tout à mes habitudes. D'abord il est vert, vert pâle, mais tout de même… ce n'est en principe pas du tout ma couleur préférée.
Il est destiné à une petite Nina qui a maintenant 9 mois déjà et pourtant il manque quelques points de couture à son patch.
Pas non plus de bonne prise de vue mais l'image permet de deviner le deuxième challenge : réaliser les papillons à main levée. Pas facile du tout en réalité de se lâcher suffisamment pour des blocs qui semblent parfaitement géométriques au départ. Il y a aussi des pièges : les "Motten", ces papillons très fréquents que le terme français de mites n'illustre pas du tout.
 En voici un, posé dans le parasol, 4 bons centimètres et des antennes plumeuses caractéristiques de certains groupes de ces hétérocères dont les ailes sont repliées à plat, cachant les ailes postérieures.
Le fait de couper un carré bicolore en deux n'a pas trop posé problème avec ce tissu de Kaffe Fassett.

Par contre pour celui-ci, le motif choisi exprès induit une dissymétrie à laquelle j'aurais vraiment dû penser avant de réaliser mon carré !!! 
Quand le montage a été terminé, je trouvais la prairie trop nue, d'où l'idée des disperser des papillons en origami sur le top.
Ma première tentative de plier les carrés a semblé trop maladroite à ma petite qui, du coup, m'en a réalisé toute une série qu'elle a fait voler au-dessus de la prairie.


Broderies afghanes

L'autre jour, au Carrefour européen du patchwork, j'ai craqué pour deux broderies afghanes.
 Hamida
Yasmin
http://www.beatricebueche.fr/fr/blog/blog/le-projet-broderie-a-laghmani-en-afghanistan.html

Béatrice Bueche, une fabuleuse artiste, parle bien de l'association, initiée par Pascale Goldenberg, qui aide les femmes afghanes.

www.guldusi.com

jeudi 19 septembre 2019

Les pics sont de retour !

Depuis le printemps, après la période de tambourinement des pics, on ne les avait plus repérés mais depuis quelque temps, aussi bien en forêt que près de la maison, on entend leur pic-pic caractéristique. 
Et puis, l'autre jour, le voici enfin dans l'arbre.
 La photo est récalcitrante, impossible de la faire afficher verticalement, tant pis !
Le pivert par contre est un peu moins présent.

Cosmos

 Comme à chaque fin d'été, les cosmos attirent les oiseaux. On voit brusquement ployer les longues tiges et, avec un peu de chance, on aperçoit un chardonneret qui se saisit des graines. Bien plus souvent, on voit simplement les rameaux se redresser après l'envol d'un oiseau.

L'autre jour, une vision fugitive nous a intrigués. Alors qu'on déjeunait dehors, j'ai cru apercevoir un très grand papillon traverser le jardin et se poser sur un cosmos, les ailes dressées à la verticale. Impossible, c'était trop grand. Mais très petit pour un oiseau. Et pourtant c'était bien cela : un passereau plus petit qu'une mésange bleue, couleur brunâtre. Dommage, je ne sais pas assez bien dessiner, j'aurais tant aimé reproduire cette vision trop fugace.


Cadeau des oiseaux

Les mésanges et autres passereaux ont visiblement dispersé des graines à travers le jardin. Trois d'entre elles ont donné des pousses qui n'ont pas été massacrées par les limaces.

Depuis quelques jours, ces tournesols dont la croissance a été lente et très limitée, sont défleuris. Peut-être les oiseaux se serviront-ils directement dans les capitules...
Plus intrigants, ces hélianthes dont une énorme touffe s'est formée à côté de la terrasse. Il est vrai que je cultive quelques topinambours (Hélianthe tubéreuse)  et que, en bordure de jardin, j'ai une variété très envahissante à tubercules allongés, à très faibles réserves et fibreux. Les 'Helianthus microcephalus' ou hélianthes à petits capitules floraux forment une vaste famille de soleils.
La dureté actuelle du sol fait que je n'ai pas encore pu vérifier et de toutes les façons cela n'explique pas l'importance de ce massif spontané. A moins que… les épluchures de topinambours soient restées au sol, au printemps dernier ??? A suivre de près, car si c'était vrai, ce serait une solution rentable pour les multiplier.
Celui-ci avait aussi apparu tout seul devant la maison.

En ce moment...

… au jardin, les fleurs d'automne illuminent la terrasse.
Les oeillets d'Inde ont réussi à résister à tous les mauvais traitements infligés par le renouvellement de la terrasse, la faible épaisseur de terre et la canicule de cet été.
Depuis près de 30 ans, c'est la première fois que j'ai de nouveau une fleur de dahlia : nous étions arrivés des Vosges, avec des bacs pleins de tubercules et puis, au fil des ans, nous en récoltions de moins en moins. En fin de compte les mulots et autres campagnols ont eu raison de ces fleurs auxquelles je tiens beaucoup. Ils ont d'ailleurs, de la même façon, fait disparaître toutes nos griffes d'asperges ! Il est vrai que là-bas, nous avions une terre argileuse et non une arène granitique dans lesquelles ils peuvent creuser et dévorer carottes ou céleris en enfilade !!! Les tulipes et même les narcisses, sont de la vraie nourriture à souris !
J'ai tenté de mettre tulipes et dahlias en bacs ou en pot : réussite très moyenne pour ne pas dire échec total. C'est la "bétonisation" de la terrasse qui m'a amenée à essayer d'en replanter. La canicule ne leur a pas été très favorable mais pour le moment les ' pieds sont là et l'un d'entre eux à une fleur et plusieurs bourgeons floraux. A voir.
Deux rosiers vieux de plus de 30 ans ont supporté le fait d'être arrachés, mis en jauge puis replantés à côté de cette terrasse. Ils ont même fleuri, très peu mais je n'en espérais guère plus : 'Orange sensation' et 'Nicole'
Les anémones du Japon n'ont fleuri qu'à l'autre bout du jardin et encore, modestement.
 Quant aux cosmos, ce sont surtout les blancs qui ont dominé cette année.
Les dentelaires, 'Cerostigma', sont en fleurs depuis des semaines et leur feuillage commence à rougir. Leur couleur bleue est fantastique.
"Ce sous-arbrisseau à rhizomes traçants est considéré comme une vivace. La plante forme rapidement un beau couvre-sol, même dans les terres sèches et pierreuses. Sa floraison commence en fin d'été, sous la forme de petites fleurs d'un bleu gentiane extrêmement vif, qui forment une très belle association avec son feuillage, rouge vif à bronze en fin de saison. Parfaitement rustique, c'est une excellente plante de rocaille ou de talus ensoleillé."


mardi 17 septembre 2019

Un coucher de soleil

16 septembre
Un crépuscule fabuleux après une journée presque étouffante. Quelques nuages, apparus en fin d'après-midi, nous ont offert ce spectacle. A la fin, bien que les photos ne le montrent pas, le ciel était presque rouge...

lundi 9 septembre 2019

Fête de la Transhumance

Comme dans beaucoup de régions de montagne, le bétail monte sur les sommets, dans les chaumes pour les Vosges, dès la fin du printemps. Les troupeaux redescendent dans la vallée, au plus tard pour la Saint-Michel, le 29 septembre. Ce retour des marcaires qui venaient de passer l'été là-haut, donnait lieu à quelques festivités.
Cette année, la transhumance a été fêtée le 8 septembre à Munster, malheureusement sous un ciel menaçant.
 La descente à travers la forêt n'a pas dû être agréable : une lumière d'un mois de novembre pluvieux.
 Et à Munster ce n'était guère mieux, même s'il reste encore quelques cigognes sur les nids.
Quelques vaches et veaux sont abrités sous une tente pour permettre aux grands, comme aux petits, de les approcher.
 Beaucoup de personnes avaient pris la peine de revêtir le costume traditionnel.
Gérard Leser, auteur et président de la Société d'histoire du val et de la ville de Munster portait le calot de cuir des marcaires ainsi que la veste traditionnelle des paysans de la région.
Ce portrait "volé" montre le bonnet de la vallée. Ce que l'on ignore en général, c'est que la coiffe alsacienne n'a commencé à s'orner d'un noeud de grande taille qu'à partir des années 1840.
Voici la taille du noeud originel, tout à fait discret.

C'est une coiffe de basse Alsace qui est devenue l'emblème de l'Alsacienne.
Dans un village de la plaine, sortie des mariés sous les arceaux tenus par des Alsaciennes en tenue.