En forêt !
Depuis une dizaine de jours les oiseaux se font rares. Pour le décompte des oiseaux de jardin, le 30 janvier, à part les dizaines de moineaux du taillis, je n'ai pu indiquer qu'un merle, une mésange charbonnière, une nonette et deux bleues !!! triste...
La semaine précédente, en revanche, nous étions gâtés.
Un mouvement fugitif sur le tronc du pommier : le pivert nous rendait visite mais il a très vite disparu derrière l'arbre.
Quelques secondes plus tard, il se posait sur le pré où il a picoré le sol pendant quelques minutes.
Le merle, isolé pour une fois alors que d'habitude ils sont à quatre, abandonne la recherche de nourriture dans la neige.
Il tente le coup d'attaquer les boules de graisse mais sa position ne semble pas lui convenir.
A cause des dégâts dus à la neige, j'ai perdu mon observatoire : la branche du pêcher à quelques mètres de la fenêtre de la cuisine, alors les petits passereaux sont plus difficile à photographier.
Avec la mésange bleue, pas trop de problèmes, elle est hardie et n'hésite pas à se poser sur le rosier, juste devant la fenêtre. Impossible toutefois d'ouvrir celle-ci. Il faut donc se contenter d'une mise au point à travers la vitre et de plus, souvent en biais.
Tout est aussi plus compliqué car le rosier (un Pierre de Ronsard) est encore touffu et l'oiseau se pose souvent en arrière-plan.
Les mésanges charbonnières sont rares mais les nonettes viennent fréquemment chercher des graines. Elles sont toutefois tellement craintives que le moindre mouvement derrière la fenêtre les fait fuir. Les moineaux se perchent sur le portillon de la cabane des enfants avant de tenter de prendre de la graisse.
Ces derniers jours, on a vu tomber la neige de façon assez variable mais elle disparaît très vite.
Les corneilles ont déambulé à plusieurs reprises dans les prés.
Cette semaine là, la forêt était silencieuse : nous avons traversé une seule oasis de chants et encore ne mesurait-elle pas plus d'une dizaine de mètres.
Au contraire, dimanche, alors que l'on n'entendait rien chez nous, en dehors de l'habituelle centaine de moineaux, dès qu'on a atteint le couvert forestier, le concert a débuté. Toutes sortes de gazouillis résonnaient. Le cri du pivert en vol nous a accompagné sur des centaines de mètres. Le pic épeiche ne se contentait pas de crier, il tambourinait de façon sonore. Même le pic noir s'est manifesté et je ne parle même pas des criailleries des geais !
Ces variations sont étranges, nous n'avons jamais réussi à les relier vraiment à des changements météorologiques...