Il y a très longtemps, j'ai failli abandonner la culture des lis et pourtant ce sont des fleurs qui me plaisent beaucoup. Leurs bulbes plaisent malheureusement aussi aux mulots et je les perdais parfois avant la première floraison. Et puis un jour j'ai lu un petit livre d'un auteur allemand, Jürgen Dahl, qui met en scène des jardiniers passionnés, parfois en compétition. C'est là que j'ai découvert que l'on pouvait cultiver les lis en pots et, depuis des années, les mêmes bulbes se développent et même fleurissent quand les répugnantes larves d'un insecte rouge ne dévorent pas feuilles et bourgeons. C'est le criocère du lis et contre lui, je n'ai pas trouvé de parade, en dehors du fait d'éliminer adultes et larves... Comme les larves se cachent sous leurs propres excréments, ce n'est pas très appétissant.
Cette année, ms lis ont été gâtés, pas un seul de ces coléoptères en vue ! Hier je craignais de rater leur floraison mais ce matin, chaque pot a au moins une fleur épanouie.
D'autres amateurs semblent moins gourmands et pourtant intéressés : une mouche s'agrippe au filet d'une étamine. Aucune idée de l'espèce dont il s'agit, il y a tant d'insectes qui ressemblent aux mouches classiques de nos maisons... On compte plus de 70 000 espèces de diptères, ces insectes à une seule paire d'ailes !
On devine ses deux petites antennes, ses gros yeux mais ce qui est très particulier c'est sa trompe qui s'élargit à la base et lui permet d'aspirer les liquides sucrés dont elle raffole. Certains de ces diptères jouent un rôle important dans la pollinisation, les syrphes dont il existe plus de 500 espèces rien qu'en France. Les rayures jaunes visibles sur leur dos les font souvent baptiser fausses guêpes.
On les voit partout ce matin, ici dans une onagre.
Celui-ci, montré il y a peu, a des rayures continues.
D'autres diptères, comme celui posé sur un pavot, ressemblent davantage à la mouche domestique.





















































